Le 18/01/2008 - 11h40
Par
SPORT / Matthieu Sustrac
Tour du monde en Cyclomer : De la pluie et du vent
SportWeek
Parti depuis 4 jours pour 30000 km, Jean-Gabriel Chelala lutte contre le vent et la pluie pour atteindre le port de Sagres au Portugal, où il embarquera sur son cyclomer, bateau de haute mer avec pédalier et hélice.
Depuis quatre jours, Jean-Gabriel Chelala pédale contre le vent et les éléments. Depuis son départ du Parvis de Notre Dame, le Franco-Libanais de 27 ans lutte contre une météo défavorable qui ralentit sa moyenne.
" J'avance avec le vent de face, hier j'étais trempé de la tête aux pieds. Malgré ces inconvénients, je tiens une moyenne d'environ 80km par jour. Cela ne correspond pas exactement à ce que j'avais envisagé, je mettrai un peu plus de temps pour atteindre le Portugal, c'est tout ", avoue l'aventurier.
Jean-Gabriel Chelala garde le moral et considère le voyage jusqu'au Portugal comme une phase d'entraînement.
" Je prends petit à petit un rythme de croisière, même si le vent réduit ma vitesse et me pompe beaucoup d'énergie, je passe environ 6 heures par jour en vélo sur la route pour m'arrêter avant la tombée de la nuit. Ces premiers jours me permettent également de tester mon matériel et de perfectionner mon équipement [...] en fonction de mon ressenti et de mes besoins", explique-t-il.
Le tour du monde en Cyclomer est pour l'aventurier un prétexte à la rencontre. En moins de 300 kilomètres, il a déjà été servi.
" Le vent de face me fait souffrir, je comptais
sur 110km par jour, je peine à en faire 80... mais cela fait chaud au
coeur de sentir toute cette solidarité. Je réalise à quel point la
France peut être chaleureuse. Quand je sens tous ces gens avec moi,
cela me donne un peu plus de force chaque jour", s'enthousiasme-t-il.
Jean-Gabriel Chelala devrait atteindre le port de Sagres vers le 15 février. Il pédalera alors sur l'Océan Atlantique...
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