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Le 13/10/2006 - 17h43
Par
SPORT / Geoffroy Bresson
Kelly Slater a remporté vendredi son huitième titre mondial au Billabong Pro de Mundaka, neuvième des onze étapes du circuit WCT. La défaite de Burrow en quarts et la qualification du Boss pour la finale lui ont assuré un nouveau sacre. Historique.
La vague de Mundaka est de retour et franchement on ne peut pas dire qu'elle ait joué un mauvais tour. Bien au contraire. La Côte Basque vient de se trouver un nouveau lieu de légende. Oubliées les tempêtes de l'an passé et ce banc de sable disparu qui rendait le spot comparable à un lac.
La houle a honoré l'homme qui sait le mieux la dompter sur la planète : Kelly Slater bien sûr. Le boss tentait de conquérir ici son huitième titre de champion du monde. Avec 1000 points d'avance sur son dauphin Taj Burrow, éliminé en quarts, son sacre ne semblait plus qu'une question de temps. Autant raccourcir l'attente mais la partie n'était pas gagnée d'avance.
Parkinson - Slater en demi-finale
En demi-finale, c'est à l'Australien Joël Parkinson de croiser le chemin de Slater. L'homme en forme du moment face à l'homme au sommet constamment. Face à face prometteur. Mais l'Américain est décidément une classe au-dessus. Et quand la réussite s'en mêle, rien ne peut franchement lui arriver. Alors que Parkinson aligne les tubes et les notes supérieures à 9,00 depuis deux semaines, un passage à vide de 30 minutes suffit pour lui faire boire la tasse. Slater n'en espérait pas tant.
L'Américain va chercher des points dans des creux qui ne feraient pas trembler un baigneur du dimanche. Et quand le swell fait des siennes, le maître étale toute sa classe, faisant durer les vagues une éternité, alignant les figures radicales et plaquant un 9,17 sur la feuille de note. Slater lève les bras au ciel. " Ce huitième titre n'est pas aussi savoureux que le précédent. L'an passé, je revenais d'une longue période d'abstinence ", constate l'octuple champion du monde. Réécrire la légende deviendrait presque une banalité. " J'ai abordé cet évènement tranquillement, sans me prendre la tête ", ajoute-t-il. La formule était la bonne.
Martinez a droit à la rivière
Forcément, dans ces conditions, on démarre une finale du WCT plus détendu. Bobby Martinez et lui jouent la première priorité du duel à " pierre, feuille, ciseau ". 30000$ sont quand même dans la balance... Pour ajouter à la fête, le swell a décidé de se réveiller et des vagues de près de 3 mètres se sont formées.
Pas mal pour le gala du " Boss ", idéal pour une démonstration du rookie de l'année. Bobby Martinez enchaîne les manoeuvres à la vitesse d'un hors bord. A lui l'assortiment bandana, béret et le saut dans la rivière réservés au vainqueur du contest. Mais l'essentiel était ailleurs ce vendredi.
Vu où en est Schumacher, Slater n'a plus grand chose à craindre de sa part eheh ;-)
Bon, il lui reste la compèt' avec Schumacher maintenant... 8 titres, avantage à Slater.