Le 08/06/2006 - 12h15
Par
Eva Longoria
SportWeek
Eva Longoria est avant tout l'une des nouvelles stars de la télé américaine avec Desperate Housewives. Son idylle avec Tony Parker nous la rend un peu plus proche. Sa beauté et son franc-parler nous font définitivement craquer.
Je suis petite, brune, diaboliquement
sexy, j'ai la peau mate, un nom hispanique, mes fesses pourraient être assurées pour des millions de dollars, et j'aurais pu jouer, moi aussi, dans un remake des Pétroleuses. Qui suis-je ? Jennifer Lopez ? Non. Salma Hayek ou Penélope Cruz, héroïnes de Bandidas ? Pas plus. Je suis
Eva Longoria et, si vous me cherchez, vous me trouverez. Croyez-la sur parole. Qui s'y frotte s'y pique.
Née au Texas, d'un père chasseur, Eva a appris à tirer très tôt et elle adore ça ! La dernière fois qu'elle est partie en balade avec son petit ami, un certain Tony Parker, la veille de Noël, elle a montré son culot à l'agent qui les a verbalisés pour stationnement gênant. Elle a même dû, par la suite, démentir fermement avoir tenu des propos racistes au fonctionnaire d'origine mexicaine, comme elle.
Vilain petit canard
Ce caractère démoniaque, elle l'a forgé dans son enfance à Corpus Christi. "J'étais le vilain petit canard de la famille, se souvient-elle. J'étais plus brune que mes trois soeurs aînées, j'avais la peau plus mate. On pouvait penser que j'avais été adoptée. Les gens riaient de moi." Elle s'est bien vengée, depuis. "C'est une jolie forme de justice poétique", s'amuse-t-elle. Elle apparaît aujourd'hui dans tous les hit-parades des plus belles femmes du monde. Et elle
l'assume. "J'adore être une
femme, clame Eva. J'adore le shopping, j'aime porter des robes, des talons aiguilles et des bijoux. J'adore être
sexy et me sentir
sexy. Mais ce que je préfère dans le fait d'être une
femme, c'est le pouvoir que nous avons sur les hommes."
Le rôle qui a fait d'elle une star, Gabrielle Solis dans la série Desperate Housewives, dont la Saison 1 a fait exploser les compteurs de Canal +, n'est finalement pas si éloigné d'elle. Malheureuse en ménage, elle a une aventure avec son jardinier, un jeune homme de 17 ans. Eva en profite pour donner quelques bons conseils aux hommes soupçonneux. "Si votre
femme décide sans raison de prendre des cours de tennis, elle vous trompe certainement. Si elle prend un entraîneur personnel et n'a toujours pas perdu le moindre kilo, elle a sans doute
une aventure. Si elle engage un jardinier et que ça n'est pas un petit Mexicain, méfiez-vous."
Qu'une pareille mésaventure lui arrive, elle a réponse à tout. "J'ai appris très jeune que la jalousie est une perte de temps, lâche-t-elle. Plus vous y pensez, plus vous faites des efforts, plus vous en créez." Son énergie, elle préfère la mettre ailleurs. Dans le sport, par exemple. "J'ai toujours cru aux vertus de l'exercice physique, jure Eva. J'aime être en forme, tonique. Mais je ne suis pas si mince. Je mange beaucoup et je ne pense pas tout le temps à mon régime ou à la nourriture diététique. Si vous menez une vie active et que vous vous dépensez trois ou quatre fois par semaine, vous aurez un corps parfait et beaucoup d'énergie."
Convictions politiques.
Mais tout cela ne fait pas d'elle une trentenaire seulement délurée et provocante. Derrière ce regard malicieux et ce sourire épanoui, il y a aussi une
femme de tête. Elle s'est notamment investie dans la campagne du démocrate John Kerry contre le républicain George W. Bush. Elle encourage aussi beaucoup ses frères à s'entraider. "Je pense que les Latinos ont besoin de s'unir, déclare-t-elle. Nous sommes beaucoup trop en compétition les uns contre les autres, les Portoricains contre les Mexicains contre les Dominicains. Il faut prendre exemple sur les
Noirs Américains qui sont très en avance sur nous. Il nous faut parler d'une seule voix. Parce que si plusieurs voix s'élèvent, on ne fait que du bruit." Une chose est sûre, à plus d'un titre, on ne doit pas s'ennuyer, du côté de San Antonio.
Stéphane Méjanès
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