Le 14/06/2006 - 22h16
Par
Stéphane Méjanès
Rossella Brescia
SportWeek
Je viens du sud de l'Italie, je suis timide, je rêve d'être danseuse étoile, mais je ressemble à Sophia Loren. Que fais-je ? De la télé, bien sûr.
93-60-93. Pour beaucoup, c'est une combinaison gagnante. Sans numéro complémentaire. Pour
Rossella Brescia, ces mensurations idéales ont longtemps constitué une sorte de chiffre du diable. " Je suis une fille à l'ancienne, pas une bombe sexy ! ", hurle-t-elle dans le vide intersidéral où l'on n'entend que les hurlements des hommes-loups à la langue bien pendue. Ce corps sculpté par la main d'un artiste hédoniste, Rossella ne l'assume que depuis peu. Ces formes encombrantes, qui compliquent les conversations les yeux dans les yeux, ont contribué à briser son rêve d'enfant.
Née à Martina Franca, dans la vallée d'Itria, au sud de l'Italie, son ambition n'était pas de devenir journaliste pour tenir L'Écho des Pouilles. Depuis sa plus tendre enfance, sa passion, c'est la danse classique. Et elle est plutôt très douée. Après des années à tenir la barre et à faire le grand écart, Rossella décroche le diplôme de l'École nationale de Rome, à l'unanimité du jury. Mais elle sait déjà que ses courbes dessinent un avenir en pointillés. " Je n'avais pas le bon physique, j'avais trop de seins ", se lamente-t-elle pour justifier sa nouvelle orientation vers la danse moderne. Les débuts sont très difficiles. " Combien de fois n'ai-je pas songé rentrer à la maison ? avoue-t-elle. Après avoir quitté le cocon de l'école, je me retrouvais seule dans des auditions, au milieu de 300 autres filles comme moi. Je n'étais plus personne. On ne me retenait jamais parce que j'étais trop timide. J'étais une fille de la campagne âgée de 20 ans et qui en paraissait 15. "
Première danseuse... à la télévision
Elle force sa nature, jette ses pull-overs et ses jupes longues aux orties. Rien de tel pour se faire repérer par des producteurs de télévision, toujours en quête de nouveaux... visages. Rossella fait ses débuts en 1994 dans l'émission " Tutti a casa " (Rai Uno), derrière le Michel Drucker transalpin, Pippo Baudo. Loin des entrechats et des pas de deux, elle fait de la figuration surtout pas intelligente. Comme à l'opéra, elle progresse peu à peu dans la carrière cathodique, décrochant des titres de première danseuse dans d'autres émissions tout aussi divertissantes. On peut aussi la voir sur les planches dans différents spectacles de danse. Des efforts qui payent en 1999 lorsque l'horloger Tissot la repère dans " Buena Domenica " (Canale 5) et l'engage pour jouer dans son nouveau spot de pub.
Le strip-tease de Rossella
Il s'agit d'un remake du strip-tease cocassosexy de Jamie Lee Curtis dans le film de James Cameron, True Lies (1994). " C'était difficile à faire, se souvient Rossella. Il fallait être drôle, pas seulement
sexy. Je devais danser, jouer la comédie et me déshabiller en même temps. Je dois avouer que c'est plutôt réussi. " À un point que certains se lamentent alors qu'il y ait des programmes entre les pubs. La belle, qu'on compare à une autre beauté italienne, Maria Grazia Cucinotta, se réconcilie définitivement avec son enveloppe. En 2000, elle épouse le réalisateur de " Buena Domenica ", Roberto Cenci, et, en 2002, elle est engagée pour une saison comme professeur de danse de l'émission de téléréalité, " Amici di Maria De Filippi " (Canale 5). Juste retour des choses.
Si toutes les femmes timides posent comme elle, il faudra changer la définition dans le dico.
aïe...... que c'est beau