Le 31/08/2006 - 12h19
Par
Salina Bartunek
SportWeek
Salina Bartunek ne tient pas en place. Pour elle, la danse est forcément acrobatique et l'escalade se pratique avec un chronomètre. Dans " American Gladiators ", elle était l'électrique Elektra.
Est-ce que vous avez déjà imaginé votre petite amie en collant, mini-short et mini-bustier moulants ornés de flammes, avec des protections aux genoux, aux coudes, et un casque intégral sur la tête ? Petits coquins.
Mais est-ce que vous seriez également d'accord pour qu'elle galope en portant un arc ou un fusil lance-boulettes et qu'elle essaye d'atteindre le centre d'une cible avec ses projectiles tout en étant bombardée de balles de tennis tirées de face à 160 km/h ? C'est tout de suite moins
sexy. Salina Bartunek, elle, a adoré ça.
Star d'" American Gladiators "
L'épreuve, baptisée " Assault " était même sa grande spécialité. Beaucoup plus que de courir la tête en bas comme Spiderman (" Skytrack ") ou comme un hamster dans une cage en métal sphérique (" Atlasphere "). Elle était en effet l'une des vedettes de la défunte émission " American Gladiators " (Fox Network), de modernes jeux du cirque totalement kitsch mais qui ont déchaîné les passions outre-Atlantique entre1989 et 1997. Son passé de sportive accomplie, à la fois gymnaste, danseuse (dans la bien nommée troupe Anti Gravity), acrobate et même grimpeuse de vitesse, avait séduit les producteurs d'une émission qui fait passer Fort Boyard pour une aimable partie de cache-cache.
En duo avec une sirène
Salina était parfaite dans son rôle d'Elektra, du nom de la tueuse au grand coeur incarnée par Jennifer Garner sur le grand écran. Un corps bodybuildé, un caractère bien trempé, l'Australienne n'a jamais eu froid aux yeux, qu'il s'agisse de pratiquer une sorte de football américain mâtiné de lutte ou de faire chuter un gladiateur ennemi en se balançant au bout d'une corde. Et ça n'est pas une banale fracture du nez lors d'une épreuve d'équilibre (" Hang tough ") qui aurait pu la décourager. Salina a même poussé la conscience professionnelle jusqu'à apprendre la langue des signes pour communiquer avec l'une de ses partenaires, Shelley Beattie, sirène sans ouïes. Une partie de plaisir pour une jolie polyglotte capable de s'exprimer en anglais, allemand, italien, espagnol et français. Elle a aussi prodigué ses conseils de forme dans une série DVD (The Firm), appliquant une devise à double détente : " C'est bien d'entretenir son corps mais il faut aussi faire des pauses... toutes les nuits. "
Stéphane Méjanès
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