Le 27/06/2009 - 13h31
Par
SPORTWEEK / Mélanie Pontet
Envie de défier l'océan ? Profitez du coup de pouce d'un spécialiste. Votre prof' est le numéro dix mondial et il fait figure de prodige sur le circuit pro.
1. LA PLANCHE
" Quand on débute, on prend souvent la planche sur la tronche. Il faut donc choisir une planche en mousse, large, épaisse et assez longue. Ce sera également plus facile pour trouver l'équilibre. "
2. L'APPRENTISSAGE
" Avant de rentrer dans l'eau, apprenez sur le sable à vous lever sur la planche. Ce n'est déjà pas facile sur la terre ferme... Apprenez donc à placer vos pieds au bon endroit sur une surface stable. "
3. L'ÉTAT DE LA MER
" Renseignez-vous auprès d'un maître-nageur, ou d'un surfeur aguerri, pour comprendre les courants, les styles de vagues, les marées... Ça peut être démotivant d'y aller au mauvais moment. Voire dangereux. J'ai sauvé de la noyade une quinzaine de mecs qui ne connaissaient rien au surf et qui se sont fait piéger. Ils se font prendre par le courant et, très vite, ils n'ont plus de bras pour revenir au bord. "
4. L'ENCADREMENT
" Pour vos premières sorties, prenez des cours ou reposez-vous sur quelqu'un qui connaît bien le surf. Seul, vous allez passer par 36 000 chemins pour y arriver, alors que quelques petits trucs vous permettront de vite progresser. "
5. LA TENUE
" Un boardshort suffit en été. Pas besoin d'investir dans une combinaison si le surf n'est pour vous qu'un sport de vacances. A moins d'être vraiment frileux... "
6. LA PRÉPARATION ET LA RÉCUPÉRATION
" Je vous conseille de chauffer tout votre corps : épaules, bras, genoux, chevilles... Mais aussi le cou, parce que la position sur la planche n'est pas naturelle. Il est aussi important de faire des assouplissements après votre cession pour limiter les courbatures. "
7. L'ÂGE
" Il n'y a pas d'âge en particulier. Moi, j'avais 3 ou 4 ans lorsque j'ai commencé le surf. Je ne savais pas nager : j'ai débuté avec les brassards. "
8. L'ESPRIT
" Pour moi, le surf permet d'oublier tout le reste et de profi ter tout simplement d'un élément et d'un environnement qui sont magnifi ques. On recharge les batteries dans un paysage rempli d'énergie. Le paradis. "
9. L'ADDICTION
" Le plus dur, c'est de commencer. Mais quand on a passé cette étape, on devient vite mordu. Moi je le suis. Mais c'est normal, c'est mon métier. Je connais un tas de gens de niveau amateur qui sont complètement fans. C'est la preuve que le monde du surf est un
environnement sain, reposant et ressourçant. "
10. LE CHOIX DE LA VAGUE
" C'est au feeling. Je ne peux même pas l'expliquer. Une fois qu'on est dans l'eau, il n'y a pas d'équation mathématique pour prendre la bonne vague. Tout est dans le ressenti. C'est ce qui rend ce sport si spécial. "
Mes trois spots préférés :
" La Piste ", à Capbreton :
Elle me tient à coeur, parce que c'est celle où je surfe tout le temps quand je rentre en
France. C'est aussi le spot où j'ai fait ma première compétition en arrivant de la Réunion, à huit ans à peine. J'adore cet endroit. Il y a le côté affectif, bien sûr, mais pas seulement.
C'est une vague de sable donc ça casse toujours différemment et ça rend ce spot fantastique.
" Teahuppo ", à Tahiti :
L'une des vagues les plus dangereuses du monde. Elle est aussi effrayante que magique.
Mais c'est celle qui libère en moi le plus d'adrénaline. Ce n'est pas la taille qui est
impressionnante mais la manière dont elle casse. Tu n'as pas le droit à l'erreur et tu sais que plusieurs dizaines de surfeurs y trouvent la mort chaque année.
" Trestles " en Californie :
La vague super-facile, où tu peux faire des manoeuvres aériennes de toutes sortes. Elle n'est pas impressionnante et tu n'ouvriras pas des yeux comme ça, la première fois que tu la verras. Mais c'est celle qui permet d'exprimer le mieux ton imagination.
Propos recueillis pas Mélanie Pontet
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