Le 22/08/2008 - 14h33
Par
SPORT / Alexandre Herbinet
Après avoir écarté l'obstacle croate, l'arrière gauche tricolore, élu meilleur joueur du monde, ne veut pas s'enflammer. Pour glaner l'or olympique, il reste encore un match à gagner. Et Niko compte bien réussir.
Vous êtes en finale
olympique, la première du hand français. Et la dernière marche d'un tournoi
bien maîtrisé...
Nikola Karabatic : "On a fait une très bonne
phase de groupes. En quart, on bat les Russes, un match très difficile où on
s'est battus jusqu'au bout. Là on a la demi-finale devant nous, on joue les
Croates, on savait que ça allait être très dur. C'est un remake de la dernière
demi-finale de l'Euro, on les rencontre très souvent. On savait que ça allait
être engagé, que ça allait se gagner tactiquement, en défense comme en attaque.
On a super bien défendu, on a été constants, très durs, on a super bien pris
Balic. Et après, notre attaque a très bien joué aussi. On a mis quelques buts
sur des montées de balle rapides, ça a été très important. En attaque, on a
joué très intelligemment, on savait qu'il fallait faire durer nos attaques,
être patients, faire tourner, jouer un peu comme eux, ralentir au début et
après mettre un temps fort. On l'a bien fait, on a très bien géré et quand ils
ont pris de l'avance en deuxième mi-temps, quand ils nous refusent les
contre-attaques, on ne s'est pas affolés et on a montré une très grosse
solidité.
Avez-vous fait le
plus dur désormais ?
Non, non, non... Le plus dur, c'est dans deux jours (dimanche, ndlr). On se bat jour après
jour, on prend les matches les uns après les autres, il n'y en a pas de plus
durs ou de plus faciles que d'autres. On vit notre aventure à fond. On sait que
c'est les JO, on sait combien c'est beau d'être là, rien que d'y participer c'est
génial. On sait aussi que le rêve peut s'arrêter très vite. Il y a quatre ans,
ça s'était arrêté en quart de finale, ça avait été très dur donc là on en
profite jusqu'au bout. On s'est qualifiés, c'est magnifique. Maintenant, on va
se reposer demain (samedi, ndlr) et on va savourer notre qualification pour
cette finale.
Vous avez souvent
demandé plus de reconnaissance pour le hand en France. Dimanche, cette équipe
de France va tenir la vedette.
Je ne sais pas, je ne sais pas... On verra. Ce n'est pas nous
qui en décidons. Nous on fait nos matches, on fait ça depuis qu'on est nés,
depuis que le handball existe (sic),
donc ce n'est pas de notre ressort. J'espère juste qu'on sera suivis et qu'on
assurera derrière.
Qui préféreriez-vous
affronter en finale ?
Je m'en fous... Tant que nous y sommes, c'est
l'essentiel."
De notre envoyé spécial à Pékin, Alexandre Herbinet
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