Sportweek by Sport

Football
Rugby
Tennis
F1
Sports d’hiver
+ de sports
People
Glamour
Insolite
Turf
Jobs
Poker

sportweek.fr > Sports > + de sports > basket

basket

Le 03/04/2009 - 08h40
Par SPORTWEEK / Alexandre Herbinet

  • noter cet article :
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Envoyer à un ami
  • Publier sur votre blog
  • Commenter
  • Imprimer

Elena Delle Donne, le grand bluff des parquets

SportWeek

SportWeek

Son talent en or pouvait en faire la meilleure joueuse de l'histoire. Mais la pépite cachait un secret : Elena Delle Donne n'a jamais aimé le basket. Au point de finir par le quitter.

Les médias américains l'avaient surnommée " l'enfant en or " ou la " LeBron James au féminin ". Les spécialistes comparaient son jeu à ceux de Larry Bird, Kobe Bryant ou Dirk Nowitzki, ancienne et actuelles gloires de la NBA. D'autres préféraient en faire
" le futur visage du basket féminin ". A 7 ans, elle avait déjà son entraîneur personnel
et enfilait les paniers au sein d'une équipe de garçons de... 11 ans. Au 7th grade
- l'équivalent de la cinquième en France -les coaches des plus grandes universités lui rendaient visite, la bave aux lèvres. Dès le lycée, Nike et adidas lui faisaient les yeux doux. A la fin de son adolescence, elle ne pouvait pas se balader dans un centre commercial de son État, le Delaware, sans avoir à signer des autographes pour ses fans. A 18 ans, elle est unanimement élue meilleure joueuse de lycée du pays. Elena Delle Donne avait tout pour devenir la superstar de la WNBA, équivalent de la NBA pour les femmes.

Marre de faire semblant

Mais aujourd'hui, à 19 ans, Elena ne touche plus à la grosse balle orange. Elle n'aime plus le basket. Et ça fait longtemps que ça dure. " Quand j'avais 13 ans, je me suis demandé si je voulais vraiment continuer, explique la grande blonde qui se levait à 6 heures chaque matin pour aller courir, soulever de la fonte et s'entraîner dans le but de devenir la meilleure joueuse de l'histoire. Et la réponse était non. Je ne prenais aucun plaisir sur le parquet. Je me forçais à être heureuse en me disant que je ferais mieux d'aimer ça, car c'était ma future vie. " Un petit bout de femme qui n'en peut plus. Mais qui n'en dit rien. De peur de froisser ces chercheurs d'or qui croient en la pépite.

Après avoir conduit les filles de son lycée de Ursuline Academy, situé près de son foyer de Wilmington, à quatre titres de championnes d'État du Delaware, la joueuse la plus convoitée du pays décide de rejoindre l'université de Connecticut au printemps 2008. En juin, deux jours après son arrivée, elle quitte le campus. Marre de faire semblant. Marre de s'engager sur un chemin de vie qu'elle n'a pas choisi et qu'elle voudrait voir s'éloigner. En pleurs devant la porte du domicile familial, elle avoue à ses parents : " Je n'y arriverai pas. " Retour à la maison, auprès de sa grande soeur Elizabeth, handicapée mentale, née sourde et muette, " la personne qui m'inspire le plus ", dixit Elena et " peut-être bien la plus grande raison de son retour chez nous ", selon son père Ernie. Tout ça pour finir par intégrer, en août, l'équipe de volley-ball - un sport qu'elle a pratiqué un an au lycée avec succès (championne d'État du Delaware en 2008) et dans lequel les spécialistes lui prédisent un brillant avenir - de l'université de Delaware, à vingt minutes de chez elle.

Oubliée la foule de 10 000 fans de Connecticut. Bienvenue dans une salle où son talent s'exprime devant 500 spectateurs au mieux. Sans aucun regret. " J'avais peur, mais je devais faire ce choix. Je ne pouvais pas continuer de me mentir. J'étais tellement malheureuse que j'en étais malade. Je m'entraînais comme une folle pour être la meilleure, mais il n'y avait aucun plaisir. C'était comme un job, mais je n'étais même pas payée. Désormais, je suis heureuse. Je ne vois aucune raison de revenir au basket. Je n'ai pas joué depuis plusieurs mois, je ne regarde pas les matches à la télé sauf si des amis jouent. À l'été 2007, j'avais déjà fait un petit break, mais j'étais revenue faire ma dernière année de basket au lycée par respect pour mes coéquipières. J'ai raté dix matches en début de saison à cause d'une mononucléose. Mes copines me manquaient, pas le jeu. Avec le volley, je sais enfin ce que c'est que d'avoir de la passion pour son sport. Avant, je me disais que tout le monde devait faire semblant d'aimer le basket tant c'était horrible ! "

"Elle est plus heureuse"

Incroyable confession. Au point d'en être incompréhensible pour son ex-futur coach à Connecticut, Geno Auriemma, invaincu cette saison et en route pour le titre NCAA malgré cette péripétie : " Être si forte dans un sport sans aimer le pratiquer me semble impossible. " Et pourtant... " Elle est plus heureuse désormais. Elle rit beaucoup plus ", confirme Meghan Bonk, coéquipière de volley de Delle Donne au lycée et à l'université. " On ne peut pas comprendre si l'on n'est pas à ma place, confie Elena. Les gens me demandent si j'ai bien compris ce que j'abandonnais. Je sais ce que j'aurais pu être. J'ai conscience des qualités naturelles que Dieu m'a offertes. C'est une bénédiction. Mais je préfère être le visage de la joie de vivre plutôt que de faire semblant d'être le visage féminin d'un sport que je ne supporte plus. "

Un choix qui ne semble pas convaincre son père, Ernie, développeur dans l'immobilier et ancien basketteur à l'université de Columbia, qui vivait son rêve à travers sa fille. " Si Tom Brady (quaterback vainqueur de trois Super Bowl avec les New England Patriots, ndlr) était votre fils et qu'il choisissait le ping-pong au lieu du football américain, vous seriez content qu'il soit bon au ping-pong, mais vous vous demanderiez pourquoi il fait ce sport. Mais bon, tant qu'elle est heureuse... " Elle l'est. Et c'est bien l'essentiel. Même si Ernie garde un maigre espoir : " Je veux qu'elle regarde la finale universitaire. Si Connecticut gagne et qu'elle ne regrette rien, sa décision était la bonne. Mais prévoir sa réaction est moins facile que de prédire l'évolution de la Bourse. " Bien sûr que si, Ernie. Il suffit d'écouter votre fille.

ITINÉRAIRE
Elena Delle Donne
Née le 5 septembre 1989 -1,96 m - 89 kg.
Basket : élue meilleure joueuse des lycées US en 2008 par trois organismes, quatre titres de championne d'État du Delaware avec son lycée, record d'État du Delaware avec 2 818 points inscrits en carrière au lycée.
Volley : débutante de l'année de la conférence Colonial Athletic Association en
2008-2009 avec son université. (Delaware).

Participez aux tournois de poker SportWeek

Poker : Jusqu'à 1 000$ de bonus

Poker : Gagnez des $ en jouant gratuitement


VOS COMMENTAIRES

Soyez le premier à donner votre avis

Ajouter un commentaire



 

Sport

Football
Ligue 1
Ligue 2
Coupe de France
Coupe de la Ligue
Etranger
Allemagne
Angleterre
Espagne
Italie
Ligue des champions
Coupe de l'UEFA
Les Bleus
Mondial 2010
Transferts
Rugby
Top 14
Pro D2
Coupe d'Europe
XV de France
 
Tennis
 
F1
Classement pilotes
Classement constructeurs
 
Sports d'hiver
+ de sports
Athlétisme
Auto-moto
Basket
Cyclisme
Golf
Natation
Sports US
Autres sports
Insolite
 
Bien-être
 
Glamour
 
Sports et loisirs
 
Partenaires