Le 02/03/2009 - 08h09
Par
SPORTWEEK / Alexandre Herbinet
Exclu/Tony Parker : "Pas de chiffres mais je suis le 2e actionnaire de l'ASVEL"
SportWeek
"Je rentre pas dans les chiffres mais, oui, je suis le deuxième actionnaire derrière Gilles Moretton", nous a précisé Tony Parker à propos de son investissement à l'ASVEL. Le Français détaille son projet à Sportweek.
Votre investissement a été officialisé début février. Comment se passe votre implication dans la vie du club depuis cette date ?Tony Parker : " J'ai tous les jours les dirigeants au téléphone. Celui que j'ai le plus souvent c'est Pierre Grall, le général manager, car en tant que vice-président chargé des opérations basket, ma première mission est de construire l'équipe pour l'année prochaine. On est en train de faire ça. C'est moi qui décide qui on va viser mais c'est aussi un esprit d'équipe. Moi je vais dire : " Je pense qu'il faudrait qu'on prenne lui ou lui " et ensuite on voit avec le coach, Vincent Collet, qui peut dire " non, moi je préfère lui ou lui ". On en discute et ensuite on prend une décision en commun. Je laisse aussi des messages d'encouragements aux joueurs avant les matches. "
N'est-ce pas trop dur à concilier avec votre emploi du temps de joueur des San Antonio Spurs ?Non ça va. Ça me prend juste une heure dans ma journée, quelques coups de fil à passer, ça va, il n'y a pas de souci.
Comment avez-vous été accueilli à l'ASVEL ?Je ne sais pas car je n'ai pas encore pu y aller depuis que j'ai décidé d'investir. Tout ce que je sais, c'est ce que j'ai lu dans la presse et ce que les gens de l'ASVEL me disent. On verra un peu mieux quand je pourrai y aller à la fin de la saison. Je vois les matches, on me les envoie en DVD. On a une très, très bonne équipe mais ça va être difficile car il y a d'autres bonnes équipes comme Orléans ou Nancy. Là on a perdu contre Orléans en demi-finale de la Semaine des As : on a encore un long chemin si on veut espérer gagner le titre cette année.
Le projet de la Tony Parker Academy, un grand centre de formation, est-il avancé ?Pour l'instant, on travaille sur les plans. Franchement, je ne sais pas trop à quel horizon cela va ouvrir.
Vous venez de connaître votre premier problème de dirigeant avec la polémique autour du nombre de places en Euroligue pour les clubs français. Pensez-vous pouvoir tout de même obtenir une licence A, celle qui offre une place " à vie ", comme vous l'aviez prévu au moment de rentrer dans le capital du club ?Je n'ai pas envie de rentrer dans les détails mais ça va se régler de toutes façons. Je suis confiant. L'ASVEL aura une licence pour l'Euroligue.
Le projet de la grande salle, déjà bien avancé à l'ASVEL, était-il essentiel à votre venue au club ?Bien sûr. Si on veut espérer concurrencer un jour les grands clubs européens, il faut une grande et belle salle. C'est un projet qui avait été mis en place avant que j'arrive et c'est un très très bon point. Le projet est bien avancé, il faut juste attendre l'accord du maire de Lyon et de la ville pour lancer la construction. Ils vont d'abord faire le stade de foot, priorité à Jean-Michel Aulas, normal. Ensuite ce sera au tour du stade de basket. On est parti sur un complexe de 17.000 places. On a besoin de ce genre de grandes salles omnisports en France. "
Propos recueillis par Alexandre Herbinet
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