Le 12/06/2009 - 10h29
Par
SPORTWEEK / Jean-Moïse Dubourg
Auteur de deux paniers primés en fin de match, Derek Fisher a permis aux Lakers d'arracher une troisième victoire dans cette finale (99-91 ap), à Orlando. Les Californiens ne sont plus qu'à un succès d'un quinzième sacre NBA.
Parfois montré du doigt par les observateurs en tant que maillon faible d'un cinq majeur californien de grande envergure (Gasol, Bynum, Bryant et Ariza), Derek Fisher a prouvé de fort belle manière jeudi qu'il avait pleinement sa place dans l'alignement des Lakers. Le meneur de jeu vétéran (34 ans) a en effet été le héros de ce match 4 et le bourreau d'un Magic qui avait pourtant le match en mains à l'approche du buzzer.
Après avoir fait la course en tête (49-37 à la mi-temps), puis dilapidé son avance (les Lakers passèrent en tête dans le troisième quart) avant de finalement compter cinq longueurs de marge à une minute trente du terme, le club floridien s'apprêtait à fêter une nouvelle fois le héros local, Dwight Howard, qui avait la possibilité de porter le coup de grâce dans les derniers instants. Mais après deux ratés aux lancers-francs, " Superman ", auteur d'un match incroyable avec 16 points, 21 rebonds, 9 contres... et 7 ballons perdus mais trop maladroit aux shoots (5 sur 12 aux tirs et 6 sur 14 aux lancers-francs), permettait à Derek Fisher de remettre les siens à égalité à quatre secondes de la sirène (87-87). Surnommé " The Fish that Saved L.A " (" le poisson qui a sauvé Los Angeles ") depuis un mémorable match 5 face aux Spurs en demi-finale de Conférence en 2004, Fisher avait encore frappé.
Howard : " On y croit encore "
Le meneur originaire de l'Arkansas ne s'arrêtait pas là et se montrait une deuxième fois décisif lors de la prolongation en assommant le Magic sur un nouveau tir primé à une trentaine de secondes de la fin pour donner une avance décisive aux siens (94-91). " C'est l'un des shoots les plus importants de ma carrière, a réagi Fisher en évoquant son tir de la prolongation. Si on me met sur le terrain, c'est pour faire la différence. On ne peut pas toujours espérer que Kobe (Bryant) va nous sauver. " Un Kobe Bryant auteur de 32 points, 7 rebonds et 8 passes décisives dans ce match 4 mais assez maladroit (11 sur 31 aux tirs seulement).
Du côté d'Orlando, un superbe Hedo Turkoglu (25pts) et un Mickaël Pietrus sur la lancée de ses dernières productions (15pts) qui a même eu entre les mains la balle de match à 87-87 (tir à 3pts raté) n'ont pas suffi à compenser la maladresse d'Howard. Désormais menés 3-1 avant le match 5, dimanche, toujours en Floride, les joueurs d'Orlando veulent pourtant continuer d'y croire. " J'avais deux lancers francs, je les ai ratés, ce n'est pas la peine de battre ma coulpe, a ainsi réagi Dwight Howard. J'ai fait de belles choses dans ce match mais les lancers ne voulaient pas rentrer. Je travaille beaucoup là-dessus pourtant. Mais on ne va pas se pendre pour autant, on y croit encore. " Ça se complique tout de même sérieusement...Participez aux tournois de poker SportWeek
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