Le 24/03/2009 - 11h22
Par
SPORTWEEK / Florent de Corbier
Trop nerveux, Armstrong doit réapprendre le cyclisme
SportWeek
Victime d'une fracture de la clavicule lundi, l'Américain s'estime heureux dans son malheur. Mais si la chute est un impondérable, Armstrong a semblé très nerveux, saisit par la peur du débutant.
"
Difficile de twitter de la main gauche". Si Lance Armstrong souffre encore physiquement, moralement il ne semble pas trop atteint. L'Américain, victime lundi d'une fracture de la clavicule droite lors d'une chute sur la première étape du Tour de Castille et Leon, a ainsi plaisanté en commentant son statut sur le réseau social
Twitter. A sa sortie de l'hôpital, Armstrong est revenu sur les circonstances de son accident : "
A la fin de la course, plusieurs coureurs ont commencé à être excité en vue de la victoire, a expliqué le septuple vainqueur du Tour de France sur le site de l'équipe Astana.
Tout le monde voulait être devant et deux gars sont tombés juste devant moi. Je me suis ensuite pris dans leurs roues. Tout ça est arrivé très rapidement. Néanmoins cela aurait pu être pire. J'ai des éraflures sur la hanche droite et sur le bras mais la blessure la plus importante a été la fracture de ma clavicule." Armstrong devrait rapidement rejoindre les Etats-Unis et se faire opérer. Son indisponibilité est estimée à cinq-six semaines.
Une blessure inédite pour le Texan qui
"fait partie du boulot. C'est le cyclisme. Ce n'est la faute de personne. Les chutes arrivent tout le temps", relativise-t-il. Certes mais sa mise au tapis amène des questions. Certains témoins prétendent qu'Armstrong serait tombé tout seul, réfutant la version livrée par le coureur d'Astana. "
J'ai chuté juste derrière lui, à un mètre, relate Giovani Bernaudeau dans
L'Equipe. (...) Je n'ai vu tomber personne devant lui, juste derrière." Le directeur sportif de l'équipe Fuji, Joxean Martin, abonde en ce sens :
"J'ai vu un vélo voler dans les airs et c'était celui d'Arsmtrong. C'est vraiment après ça que j'ai vu d'autres gars tomber", témoigne-t-il.
Le champion du monde 1993 avait aussi montré de grands signes de nervosité, pétrifié à l'idée de pédaler dans un peloton. Il avait déjà fait part de ces craintes juste avant Milan- San Remo. Visiblement, elles étaient justifiées :
"En cours d'étape, dans une conversation avec quelques coureurs, on a trouvé qu'un coureur d'Astana semblait plutôt nerveux, qu'il tenait maladroitement ses trajectoires, à l'image d'un néo-pro ou d'un coureur qui a vraiment peur de frotter. On est resté sur le cul lorsqu'on a vu que c'était lance Arsmtrong en personne", raconte Daniel Sesma de l'équipe Orbea. Armstrong, vulgaire débutant tendu ? Un comble pour quelqu'un qui reproche à Alberto Contador, son coéquipier et rival, d'être
"trop nerveux"... L'Espagnol peut désormais lui retourner le défaut.
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Parce faire polytechnique donne la science infuse peut-être...? Armstrong dit lui même qu'il craignait les chutes. Les autres cyclistes témoignent aussi. Le journaliste ne parle pas de dopage non plus. Juger sur des faits, faut arrêter la cabale pouba!
Quand il gagne il est dopé. Quand il tombe il est nerveux.
Le journaliste qui a rédigé l'article n'a pas du faire polytechnique...