Le 15/06/2009 - 10h26
Par
SPORTWEEK / Aurélien Canot
Coupe des Confédérations : Torres et l'Espagne dévorent les Kiwis
Fernando Torres a inscrit un triplé contre la Nouvelle-Zélande-Photo : Panoramic
Quatre buts en première mi-temps et un autre après la reprise ont suffi à l'Espagne pour infliger une violente correction à une équipe néo-zélandaise pas au niveau.
Dans les coulisses du Royal Bafokeng-
Cette Coupe des Confédérations sert de répétition générale, un an
presque jour pour jour avant la Coupe du monde 2010 qui se déroulera
également en Afrique du Sud.
- Le tenant du titre, le Brésil,
débutera son tournoi lundi après-midi à 16h00 face à l'Egypte,
champions d'Afrique. Les Brésiliens, déjà vainqueurs en 1997, avaient
mis fin en 2005 à deux succès consécutifs de l'équipe de France.
-
En match d'ouverture de cette huitième édition de la Coupe des
Confédérations, l'Afrique du Sud, pays organisateur, a été tenu en
échec sur sa pelouse par l'Irak (0-0) lors d'un match ennuyeux à
mourir.
- Interrogé en marge de ce premier match de la Roja sur le site de la
FIFA,
Carles Puyol, affiche les ambitions de victoire de sa sélection lors de
cette épreuve.
" Ce serait merveilleux. C'est en tout cas ce que nous
voulons et ce que nous espérons. Le fait d'avoir remporté le dernier
Euro nous a donné beaucoup de confiance. Nous espérons réussir une
belle Coupe des Confédérations. " Le défenseur central du Barça, encore
estomaqué par un spectacle vu la veille, (
" Nous avons eu droit à un
petit spectacle présenté par un danseur incroyable. Il avait une telle
élasticité ! C'était très spectaculaire ") évoque également ce premier
match face aux Néo-Zélandais. "
Nous savons que n'importe quelle équipe
est capable de créer la surprise, analyse le défenseur de la Roja.
Il
est clair que l'Espagne est favorite, mais nous devons faire très
attention à l'excès de confiance. C'est le meilleur moyen de se mettre
en difficulté. Nous prenons la Nouvelle-Zélande très au sérieux. Nous
avons regardé une vidéo pour étudier son jeu. L'encadrement technique a
bien fait son travail. Nous sommes parfaitement préparés. " -
La seule fois de l'histoire de la FIFA où un match avait opposé la
Nouvelle-Zélande à l'Espagne - le 11 septembre 1997 à Ismaïlia (Egypte)
lors de la Coupe du monde des moins de 17 ans - les Espagnols l'avaient
emporté 13 buts à 0.
- Le mercredi précédent, en match de
préparation, la Nouvelle-Zélande, emmenée par son buteur Shane Smeltz
(Gold Coast United), avait tenu l'Italie en échec jusqu'aux arrêts de
jeu et un but italien permettant à la Squadra Azzura de s'imposer 4-3
face aux All Whites.
- Record en vue pour l'Espagne, qui
restait sur une série impressionnante de 32 matchs sans défaite avant
ce match face à la Nouvelle-Zélande. Le record historique appartient
donc toujours pour le moment au Brésil, avec 35 matchs d'invincibilité
de décembre 1993 à janvier 1996.
Les faits du match6eme minute (0-1)Sur son premier ballon exploitable, Torres, servi par Riera, lève la tête et enroule son ballon dans la lucarne droite de Moss.
14eme minute (0-2)Superbe
et longue séquence de jeu espagnole qui se termine sur le côté gauche
par une passe de Riera dans la profondeur vers Villa qui voit Torres et
le sert parfaitement en retrait. Sur son troisième véritable ballon
touché, Torres s'offre le doublé.
16eme minuteSur
un centre en retrait de Xavi cette fois, David Villa surprend Moss mais
Lochhead sauve son gardien en repoussant le ballon sur sa ligne. A
l'affût, Torres reprend le ballon de la tête mais Moss capte la balle.
17eme minute (0-3)Troisième
but pour l'Espagne, toujours par Fernando Torres. Le buteur de
Liverpool fusille Moss de la tête sur un centre venu de la gauche de
Capdevila.
21eme minuteMoss se détend bien sur une demi-volée de Riera à l'entrée de la surface.
24eme minute (0-4)Et
de quatre ! Une-deux entre Riera et Capdevila qui profite du mauvais
placement de Lochhead pour glisser le ballon à Fabregas. Le joueur
d'Arsenal pousse le ballon dans le but vide.
44eme minuteCoup-franc brossé de Mulligan qui manque de peu le cadre de Casillas.
49eme minute (0-5)Festival
côté gauche de Torres qui réussit un grand pont et centre dans la
surface. Boyens manque le ballon en voulant le dégager et Villa n'a
plus qu'à ajuster Moss.
Jeu, joueurs et arbitreLe jeuEspagnols
dites 33 ! 33eme match sans défaite dimanche soir pour l'Espagne qui
n'a fait qu'une bouchée d'une équipe de Nouvelle-Zélande beaucoup trop
tendre et naïve pour espérer quoi que ce soit. Si ce n'est prendre une
leçon de football comme cela a été le cas pour ce deuxième match du
groupe B. Défendant en zone mais défendant surtout beaucoup trop loin
du porteur du ballon, les All Whites se sont inévitablement exposés à
une défaite très lourde. Les Espagnols et leur jeu à deux touches de
balle au maximum la plupart du temps se sont en effet régalés, sans
jamais forcer réellement de surcroît. Jamais attaqués, les joueurs de
Del Bosque ont toujours eu le temps de contrôler, de lever la tête et
de trouver le partenaire le mieux placé. Sans compter les énormes
erreurs commises par les défenseurs néo-zélandais tout au long de ce
match à sens unique. A l'arrivée, cela a donné une pluie de buts
espagnols, un triplé pour Torres et deux passes décisives pour
Capdevila. La Roja était en promenade pour ses débuts dans le tournoi.
Les Néo-ZélandaisAu
sein d'une équipe néo-zélandaise complètement dépassée et souffrant
d'un manque d'expérience frappant, il est difficile de trouver le
joueur qui est le plus passé au travers. On aurait tendance à songer à
BOYENS, beaucoup trop passif sur le premier but et ensuite coupable d'une énorme erreur, presque risible, sur celui de Villa. Mais
LOCHHEAD,
qui a remis toute l'attaque adverse en jeu sur le quatrième but est pas
mal non plus au niveau des erreurs. Il présente toutefois l'avantage
d'avoir sauvé une frappe sur sa ligne en début de match.
ELLIOTT et
MULLIGAN,
en dépit du coup-franc dangereux de ce dernier ou de la reprise de
volée du premier, ont eux aussi affiché beaucoup de lacunes. Dans sa
cage,
MOSS, souvent livré à lui-même, en a fait les frais. Offensivement, en dehors des efforts de
SMELZ et d'un bel enchaînement de
BROCKIE, remplacé dans la foulée par
CHRISTIE ( ?), la Nouvelle-Zélande n'a rien montré.
Les EspagnolsMême si
XABI ALONSO et
PUYOL,
qui ont tous deux eu beaucoup de mal à rester concentrés en permanence,
ont commis quelques erreurs dont ils ne nous ont pas habitués, les
Espagnols ont dans l'ensemble vécu un match extrêmement tranquille.
Pratiquement libres de tout marquage à chaque touché de balle et
profitant d'une défense très laxiste de leurs adversaires,
CASILLAS, uniquement inquiété sur un coup-franc de Mulligan, et ses partenaires ont constamment déroulé. A l'image de
TORRES, qui s'est offert un hat trick en moins de vingt minutes et s'est encore montré déroutant sur le but de
VILLA, ou de
CAPDEVILA,
qui a donné deux caviars en première mi-temps. A noter d'ailleurs que
tous les buts espagnols sont partis de son côté gauche. Un couloir où
RIERA
s'est lui aussi souvent illustré, à l'image de sa passe en profondeur
pour Villa sur le deuxième but de Torres. Face au marquage relâché des
All Whites,
XAVI, imprenable ballon au pied, s'est lui aussi régalé. Quant à
FABREGAS, il a marqué son deuxième but en sélection.
L'arbitre du match : M.KodjaA
l'instar des Espagnols, cet arbitre béninois habitué de la CAN n'a eu
aucun mal à diriger les débats lors de ce match disputé dans un très
bon esprit, les Néo-Zélandais s'arrêtant presque systématiquement pour
regarder jouer leurs adversaires.
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