Le 25/06/2008 - 22h39
Par
SPORT / Matthieu Sustrac
L'Allemagne est éternelle
SportWeek
L'Allemagne est la première équipe qualifiée pour la finale de l'Euro 2008 après sa victoire face à la Turquie (3-2). Les hommes de Joachim Löw ont tremblé au Parc Saint Jacques de Bâle.
" Le foot est un sport qui se joue à 11 et où l'Allemagne gagne toujours à la fin ". Cette phrase de l'Anglais Gary Lineker est remise au goût du jour par le succès poussif de l'Allemagne face à la Turquie (3-2) en demi-finale de l'euro 2008. Les partenaires de Ballack, en piste pour le Ballon d'Or en cas de grande finale, auront un jour de récupération supplémentaire sur l'Espagne et la Russie qui s'affrontent jeudi pour une place en finale, à Vienne le dimanche 29 juin. Champions en 1972, 1980 et 1996, et finalistes en 1976 et 1992, l'Allemagne y cherchera un quatrième titre.
Contre toute attente, la Turquie domine l'entame de match. Les Ottomans
ne semblent pas perturbés par l'importance de l'enjeu, au contraire de
leurs adversaires, et mordent dans le ballon. Plus agressifs, plus
concentrés, les hommes de Terim empêchent le rouleau compresseur
allemand de se mettre en route. Kazim déclenche la première frappe
cadrée mais tombe sur Lehmann, solide (7e). Dans la foulée, Lahm
relance dans les pieds d'Altintop qui fait trembler les fans allemands
(8e). La Turquie a la possession du ballon et imprime son tempo,
l'Allemagne est en difficulté au milieu. Kazim en profite pour tirer
sur la barre de l'entrée de la surface (13e). L'avertissement a le
mérite de réveiller les partenaires de Ballack et Topal doit dégager
son camp en catastrophe (17e). Le match s'équilibre, le rythme retombe
et c'est le moment que choisit la Turquie pour marquer. Semih frappe
sur
la barre mais Ugur Boral est le plus prompt pour pousser la balle au
fond (1-0, 23e).
La
Turquie est récompensée de sa bonne entame mais l'Allemagne a des
ressources. les hommes de Low peuvent compter sur Ballack qui lance
Podolski côté gauche. L'attaquant du Bayern centre au premier poteau
pour Schweinsteiger qui coupe la trajectoire et égalise (1-1, 26e). La
Turquie s'est laissée aspirer et a découvert ses flancs de manière trop
prononcée pour que les Allemands n'en profitent... Ugur Boral n'abdique
pas et teste une nouvelle fois Lehman, très sollicité (38e). L'élan
turc n'est pas brisé par cette égalisation rapide et la Mannschaft doit
abandonner l'entrejeu. La Turquie impose son collectif, sa force dans
les duels et empêche son adversaire de jouer vers l'avant comme il
l'aime. L'Allemagne est obligée de défendre et Jochim Löw n'aura pas
trop de 15 minutes pour recadrer ses hommes...
L'Allemagne incapable de prendre le dessusAu retour des vestiaires, Rolfes, touché en fin de première période, laisse sa place à Frings. L'Allemagne joue plus haut et plus vite mais la sérénité est côté turc. La chance aussi quand Sabri fauche Lahm juste à l'extrême limite de la surface sans que l'arbitre ne bronche (51e). Les ottomans se montrent dangereux sur quelques contres mais la détermination allemande est montée d'un cran. Hitzlsperger puis Ballack s'essayent à la mine de loin (55e et 57e) et la formation de Terim semble souffrir des efforts consentis pour arriver en demi-finales. La balle est dans les pieds des allemands qui ne parviennent plus à l'utiliser et le match entre alors dans une période d'attente. Les Turcs ne sortent plus que très peu mais parviennent à obtenir le premier corner de la seconde période (68e). Le coup franc ne donne rien et les gardiens se refroidissent. Le bloc ottoman est toujours bien en place et c'est Ugur Boral qui mystifie son vis à vis dans le couloir gauche avant d'adresser une frappe directement dans les bras de Lehman (73e). Hitzlsperger lui répond par une frappe qui frôle la lucarne droite de Rustu (74e).
La Turquie revient sur la fin... et craqueLes Allemands semblent hésiter devant la réputation de terreur des dernières minutes des Turcs mais ils continuent à garder la balle... et alors que l'on se dirige vers la prolongation, Klose surgit de la tête pour donner l'avantage à sa formation (2-1, 79e). La Turquie croit en son destin et n'abdique pas. Fidèle à sa tradition de l'euro 2008, les Ottomans continuent à jouer en équipe et remontent d'un cran sur le terrain. Kazim s'enflamme côté droit, passe le grand pont et centre pour Semih Senturk qui prend le meilleur sur Lehman, parti à la pêche et égalise (2-2, 86e). Un homme, brandissant une écharpe rouge et visiblement ravi du but égalisateur de la Turquie, décide alors d'entrer sur le terrain avant d'être maîtrisé 70 mètres de course plus loin. L'Allemagne, vexée par ce nouveau but tardif de la Turquie et cette démonstration de joie, accélère une dernière fois... pour reprendre l'avantage et valider son billet pour la finale. Lahm se retrouve seul dans la surface et, bien servi par Hitzlsperger, ne tremble pas pour envoyer ses coéquipiers en finale (3-2, 89e). Cela faisait 12 ans que toute l'Allemagne attendait ça...
la Turquie méritait la victoire pour son jeu plus offensif. Au complet cela aurait peut-être permis de changer la donne.
quel dommage pour les turcs qui ont monopolysé le ballon pratiquement toute la partie, quel regret pour cette équipe ...avec 6 joueurs en moins !
l'allemegne doit se faire du soucis si c'est la ruusie et eh bien ils n'ont pas gagné, même contre l'espagne !
quel match et même si l'allemagne a gagné merci à la turquie pour avoir fait vibré beaucoup de spectateurs. je ne parlerai pas de l'arbitrage car les 2 équipes ne méritent pas qu'on s'y attarde mais c'est désolant