Le 04/01/2009 - 15h15
Par
SPORT / Alexandre Herbinet
Laure Manaudou peut se prendre la tête entre les mains. Elle vient de perdre toutes ses illusions à Pékin...-Photo : Panoramic
Nouvelle année oblige, l'heure des comptes a sonné. Début janvier 2008, votre site préféré vous livrait ses voeux sportifs pour les douze mois à venir. Résultat ? Quelques bons choix. Et pas mal de désastres.
Ah, les petits malins de journalistes. Toujours à la ramener. Toujours à sortir leur science. Et jamais d'auto-critique. Pas faux. Mais pas chez nous. Car quand votre site de sport préféré vous annonce quelque chose, il assume. Jusqu'au bout. Prenez nos voeux pour l'année 2008. Alors que nous publions aujourd'hui ceux pour 2009, l'heure semble bien choisie pour revenir sur nos onze prédictions - réalisables ou un peu loufoques, on l'annonçait à l'époque - et d'en tirer le bilan. Résultat ? Peut mieux faire. Mais alors vraiment. Roulements de tambours...1/ Une moisson de médailles pour Laure Manaudou à Pékin : Faux
A
part si le mot "moisson" a une nouvelle définition qui veut dire
"s'écrouler sur le plan sportif mais battre le pavé des meilleures
boîtes de nuit pékinoises avec régularité", sur ce coup, on n'avait pas
vraiment le compas dans l'oeil. Elisabeth Teissier peut se détendre. On
ne va pas lui voler son job.
2/ De l'or, de l'argent et du bronze en pagaille pour les Français aux JO : Vrai
Bon,
d'accord, niveau or, ce n'était pas non plus la panacée (7 breloques
dorées seulement). Mais pour le reste, la délégation tricolore a offert
à ses supporters un vrai petit feu d'artifice : 40 médailles (16
d'argent, 17 de bronze), meilleur score des Jeux "modernes" pour
l'équipe de France. L'objectif de notre ministre, la truculente
Roselyne Bachelot, est atteint et même dépassé. Et si de si nombreux
leaders attendus n'avaient pas déçu (Manaudou, Estanguet, Flessel,
etc...), la réussite des Bleus aurait pu être encore plus belle. Bravo
à nos athlètes, donc. Reste juste à leur apprendre à savoir mieux jouer
les chercheurs d'or.
3/ Une victoire à l'Euro pour les Bleus : Faux
Deux
défaites. Un nul 0-0. Un seul but inscrit pour six encaissés. Une
élimination au premier tour. A-t-on besoin d'en dire plus ?
4/ Un rival pour l'Olympique Lyonnais en L1, enfin : Vrai et Faux
Si
l'on prend juste en compte le championnat conclu en juin dernier, pas
vraiment. Si l'on évoque le début de l'exercice actuel, beaucoup plus.
De quoi attendre avec impatience des prochains mois qui seront
passionnants pour l'attribution d'un titre plus disputé que jamais.
Septuple champion en titre, l'OL affiche l'expérience et la sérénité
des champions. Mais le socle vacille de plus en plus. Et voir la statue
s'écrouler cette saison ne serait pas étonnant (et si rafraîchissent,
il faut l'avouer).
5/ Le PSG dans les 10 premiers du championnat : Vrai et Faux
Tout
dépend encore de ce que l'on parle. Le PSG, c'est le yin et le yang sur
douze mois. Le yo-yo permanent. Avec la peu glorieuse 16e place au
classement final de l'exercice 2007-2008 - on notera que Paul "Droopy"
Le Guen a gardé sa place après un tel parcours, bel exploit -, on est
loin du compte. Avec la belle 4e place à la trêve de la saison
actuelle, on est en plein dedans. Et les espoirs de titre ne sont pas
loin de revenir au Parc des Princes. Paris serait-il de nouveau magique
?
6/ Un cinquième titre consécutif pour Sébastien Loeb
Mission
accomplie. Encore et encore. Avec une moisson de records. Encore et
encore. Claude François n'était pas juste un chanteur. L'icône des
sixties était aussi un Nostradamus blond en pattes d'éléphant. Et Comme
d'habitude un véritable hymne aux futurs exploits répétés de
l'insatiable duo de Citröen Loeb-Elena.
7/ Une quatrième couronne NBA pour Tony Parker : Faux
Pas
de passe de quatre pour notre TP national malgré un bel effort de
vaillants San Antonio Spurs, sortis par les Los Angeles Lakers en
finale de la Conférence Ouest. Dommage. Mais pas mal quand même. Pas
comme le bilan des Bleus dans les qualifications pour l'Euro 2009. Venu
rejoindre ses camarades sur le tard, alors qu'il avait annonçait
vouloir se reposer et se consacrer à sa vie de jeune marié, Parker
rayonne de tout son talent sur les performances tricolores - peut-être
trop - mais ne peut empêcher le désastre collectif. Le ticket pour
l'Euro n'est pas validé (il reste une chance l'été prochain). et le
navire du basket français sombre malgré un capitaine Tony superbe à la
barre. Heureusement pour TP, quand il rentre à la maison, Eva Longoria
l'attend. Et ça, ça permet de relativiser toutes les déceptions.
8/ Un Tour de France "propre", pour changer : Faux
Un
seul nom. Riccardo Ricco. Une seule envie. Crier notre dégoût. Le
cyclisme a beau lutter contre le dopage comme aucun autre sport,
certains membres du peloton semblent incapables de retenir les leçons
des erreurs du passé. Déprimant.
9/ Une victoire en Grand Prix pour Sébastien Bourdais... et le retour de Renault : Faux
Bon
ben, pour Bourdais, le problème est vite réglé. Malgré tout son talent
et son envie de bien faire, le voir gagner un Grand Prix avec sa Toro
Rosso n'était rien d'autre qu'une mission impossible. C'est pourtant ce
qu'a accompli - avec de la réussite, il en faut aussi - son brillant
(et très souvent plus rapide) coéquipier allemand Sebastian Vettel à
Monza. Pour Renault, même si la gloire des titres de 2005 et 2006
semble loin, beaucoup de positif avec surtout la cinquième place au
championnat pilotes et les deux victoires du double champion du monde
Fernando Alonso. Metteur au point de génie, l'Espagnol a permis à
l'écurie française, quatrième du classement constructeurs, de garder la
tête hors de l'eau. De quoi jouer les trouble-fête en 2009 ? On
l'espère.
10/ Une finale en Grand Chelem pour Richard Gasquet : Faux
Y
arrivera-t-il un jour ? Personne ne peut le savoir. Mais beaucoup
commencent à en douter. Une certitude : ce n'était pas pour 2008. Une
année où celui qu'on avait surnommé "le Mozart du tennis français",
aujourd'hui 25e mondial, a poursuivi la fil d'une carrière en dents de
scie pendant que ses potes Jo-Wilfried Tsonga (finale à l'Open
d'Australie, titre à Bercy), Gaël Monfils (demi-finale à Roland Garros)
et Gilles Simon (2 titres, finaliste au Masters Series de Madrid)
brillaient aux quatre coins de la planète. Une concurrence accrue et
peut-être source de motivation pour notre Amadeus version casquette à
l'envers.
11/ Une "rugbymania" qui continue : Vrai et Faux
Participez aux tournois de poker SportWeek
Poker : Jusqu'à 1 000$ de bonus
Poker : Gagnez des $ en jouant gratuitement
Soyez le premier à donner votre avis