Le 29/06/2008 - 22h36
Par
SPORT / Matthieu Sustrac
L'Espagne fait la fiesta
SportWeek
L'Espagne bat l'Allemagne à Vienne au Ernst Happel Stadion(1-0) et remporte le deuxième Euro de son histoire, 44 ans après. La Roja s'impose sans discussion sur un but de Fernando Torres.
L'Espagne remporte logiquement l'Euro 2008 en battant l'Allemagne en finale à Vienne (1-0). Fernando Torres a concrétisé la domination des hommes d'Aragones qui se sont appuyés sur une maîtrise technique très supérieure. Les Espagnols n'ont souffert que lors de l'entame de la rencontre. Une fois libérés, les partenaires de Xavi et Iniesta, énormes, ont régné sur le terrain. L'Allemagne a bien eu 10 petites minutes de folie en seconde période, sans succès; et concède une défaite logique.
Après une séance de passe à dix les Espagnols subissent d'entrée la fougue allemande. Dans une superbe ambiance, Klose profite de la crispation adverse pour entrer dans la surface ibérique puis Ballack passe un grand pont sur le côté gauche (3e et 7e). L'Allemagne évolue dans le camp adverse et Klose sert Hitzleperger qui effectue la première frappe cadrée de la rencontre (9e). Les Espagnols peinent à se libérer et rendent le ballon rapidement en jouant long. Les hommes de Joachim Löw en profitent pour tester Casillas sur les ballons aériens. Le portier madrilène rassure et la Selecion trouve le moyen de poser le jeu. Xavi trouve Iniesta dans l'espace et le centre contré du Barcelonais oblige Lehmann à mettre en corner d'un bon réflexe (14e).
L'Espagne trouve peu à peu ses marques et Torres, isolé en attaque, parvient à temporiser pour permettre à ses équipiers de remonter. Le jeu se concentre au milieu de terrain où aucune formation ne parvient à prendre l'ascendant. Afin de ne pas se mettre en danger, les deux équipes privilégient les passes vers l'arrière. Sur un bon coup franc qu'il a obtenu en pressant, Fernando Torres ne parvient pas à cadrer sa tête (20e). L'Espagne s'installe et le poteau sauve l'Allemagne. Sur un bon débordement de Sergio Ramos, le Kid de Liverpool s'envole pour battre de la tête le géant Mertesacker et Lehmann, battu, voit son montant repousser l'offensive (24e).
Torres dernier héros de l'EuroL'Allemagne souffre face au jeu court espagnol mais réagit en multipliant les balles longues dans la surface. Sur un corner, Ballack arme une superbe volée contrée par le dos de Ramos (26e). Les espaces s'ouvrent, Podolski s'emmêle sur un beau service en profondeur de Schweinsteiger et la Mannschaft tente d'imposer sa puissance physique. Elle parvient ainsi à perturber son adversaire et Capdevilla rate son contrôle. Il commet une main juste devant sa surface (29e) tandis que Torres continue d'obtenir un corner par ci, une touche par là et de peser sur la défense. Dominatrice, l'Espagne met à contribution Lehmann sur une frappe de 20 mètres plein axe de Fabregas (30e). Fernando Torres continue son travail de sape sur la défense allemande et il est récompensé par l'ouverture du score. L'avant centre madrilène trouve l'espace, bien servi par Iniesta, résiste au retour de Lahm, devance Lehmann parti à la pêche et ajuste un petit lob splendide (34e, 1-0).
Dans la foulée, Silva tente la volée sans réussite et la Roja pousse pour marquer le but du chaos (35e). L'Allemagne est sonnée et joue à dix puisque Ballack se fait soigner à deux reprises sur le bord du terrain. La Mannschaft refait surface rapidement et campe dans le camp adverse pour tenter d'égaliser mais les Ibériques sont solides au duel et en profitent pour contrer. Xavi lance Iniesta qui s'amuse dans la surface mais sans parvenir à passer Mertesacker (45e). A la pause, l'Espagne a pris l'avantage après avoir été timide pendant les15 premières minutes.
Puyol fait trembler l'EspagneLahm est le grand perdant de la première période. Joachim Löw lui préfère Jansen et l'Allemagne repart pied au plancher. L'intensité monte d'un cran et les duels sont très disputés. La selecion doit défendre vers son but mais tient la baraque en défense. L'Allemagne manque de précision dans le dernier geste et ce sont Xavi, Iniesta et Torres qui se mettent en évidence par leur sens du dribble et de la bonne passe. Lehmann est l'homme le plus sollicité de sa formation et c'est à la limite que le portier intervient devant Torres (55e). La Mannschaft ne parvient pas à se sublimer alors Löw décide de repasser en 4-4-2 en faisant entrer Kuranyi (58e). Il faut une erreur d'appréciation de Puyol pour réveiller les fans allemands. Jansen intercepte, remet pour Schweinsteiger qui trouve Ballack en retrait. La frappe du capitaine n'est pas cadrée (60e). L'Allemagne intensifie sa pression et les centres se multiplient. Aragones décide de faire entrer Xabi Alonso, plus défensif que Fabregas pour tenter d'enrayer les vagues blanches (63e).
La Roja une classe au dessus
La tension monte d'un cran sur la pelouse et après 5 minutes de folie allemandes l'entraîneur espagnol casse le rythme avec un nouveau changement (Cazorla pour Silva - 66e). La tactique paye puisque l'Allemagne s'endort et n'est pas loin de se faire briser sur un coup franc de Xavi. Lehmann sort heureusement le grand jeu devant Sergio Ramos, seul à six mètres (68e). L'Allemagne continue d'occuper le camp espagnol, monopolise le ballon mais manque de qualité technique à 35 mètres du but adverse. Elle s'expose peu à peu aux inspirations d'Iniesta et de Torres (70e et 75e). Aragones remplace son buteur du jour par Guizä à 12 minutes de la fin tandis que Löw fait entrer son dernier attaquant disponible, Gomez. Lehmann est limite sur le premier appel en profondeur de Guizä mais écarte le danger (80e).
L'Espagne confisque peu à peu le cuir et rate une nouvelle occasion après une démonstration de passe. Guizä tente de remettre au second poteau pour Senna, trop court de quelques centimètres pour pousser la balle au fond (82e). Les partenaires de Ballack sont en apnée et ne trouvent pas de solution devant la détermination, l'organisation et la facilité technique ibérique. Le chrono défile alors que le jeu devient très haché et l'impuissance allemande manifeste. Les Espagnols régalent encore de quelques gestes phénoménaux et de superbes séquences collectives. La foule espagnole peut danser, devant le roi Juan Carlos l'équipe d'Espagne n'a pas tremblé et met fin à 44 ans de disette.
rien à dire les meilleurs ont gagné et la technique a gagné face à la force des allemands qui n'ont pas réussi grand chose mais quelle belle équipe espagnole technique , vivacité, mouvement jeu moderne bravo