Le 28/12/2008 - 08h25
Par
SPORT / Alexandre Herbinet
Jusqu'au 31 décembre, Sportweek vous dévoile le classement de ses coups de coeur et ses déceptions de l'année côté tricolore. Aujourd'hui, rayon sourire, le sélectionneur de l'équipe de France de football.
Après Gwladys Nocera, Karim Benzema, les frères Guénot, Mike di Meglio, Sébastien Loeb, Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga, place aujourd'hui à Raymond Domenech, quatrième de notre Top 10 tricolore de l'année.
Désolé. On ne peut pas s'en empêcher. A imaginer vos têtes à la lecture de la présence de Mr Ray dans notre Top 10 tricolore de l'année 2008, on esquisse un grand sourire. Quoi, Domenech numéro 4 ? L'homme qui a mené les Bleus à un bilan de un point et un but à l'Euro ? L'homme qui pense avant toute chose à demander sa compagne en mariage quelques minutes seulement après la fin de la débâcle européenne ? L'homme qui a réussi à rallier presque tous les suffrages de nos champions du monde 1998 contre lui ? Oui oui, le même. Une question de grille de lecture des événements. Garder son poste après un Euro si médiocre n'est pas une hérésie mais bien un exploit considérable. Dans tous les grands pays de foot, le débat n'aurait même pas eu lieu. Bim. Bam. Boum. Viré !
Fin tacticien, animal bien plus politique qu'on ne le croit, Domenech a su trouver les bouts de bitume entre les mines pour lier son destin à celui de Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF, et pousser le Conseil fédéral à le maintenir contre toutes les volontés. Chapeau, l'artiste ! Et l'usurpation de notre petit filou ne s'arrête pas là. Car réussir à garder sa chérie (et à bientôt l'épouser) après l'une des demandes en mariage les plus maladroites de l'histoire des demandes en mariage - l'intéressée, Estelle Denis, présentait 100% Euro sur la même chaîne, M6, juste après le cri du coeur de Raymond. Sympa avant de lancer le direct... -, c'est fort, très fort. Chapeau, Dom Juan !
Last but not least, en conservant sa fonction, le sélectionneur a réussi à prouver à tous les observateurs que les anciens de France 98 n'étaient pas la seule voix de la raison du foot tricolore. "Et ça, eh ben, bon ben, euh, c'est bieng", comme dirait Zizou. Pour finir, un dernier hommage. Car comment ne pas aimer un Domenech capable de faire un superbe poisson d'avril par vidéo interposée ? Une blague prémonitoire, normal pour ce fana d'astrologie qui connaît déjà le futur grâce aux astres : "A quoi ça sert d'emmener à l'Euro une équipe de France qui ne sera pas compétitive ?" A rien. On l'a bien vu sur le terrain. Mais on t'aime quand même, Raymond.
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