Le 24/06/2009 - 19h04
Par
SPORTWEEK
Rassuré par l'arrivée de Jean-Claude Dassier au poste de président, Didier Deschamps espère maintenant que l'aspect sportif va reprendre le dessus à Marseille. Et que la campagne de recrutement soit enfin lancée.
Didier Deschamps, deux présidents en trois semaines... Ça commence fort, non ?
A
Monaco, j'en ai eus trois en un an... Evidemment, j'aurais préféré
arriver ici et vous présenter un grand joueur deux semaines plus tard.
Malheureusement, vous n'y pouvez rien. Monsieur Dassier et moi non
plus. Il y a eu l'épisode que vous connaissez avec quelques jours de
trou et de troubles. Je n'avais plus d'interlocuteur et il n'y avait
plus d'organigramme.
Comment avez-vous vécu tout cela ?
Cela a été
des jours pénibles pour tout le monde, moi le premier. Beaucoup de
choses ont été écrites mais ma seule préoccupation était d'avoir un
interlocuteur. Je l'ai depuis lundi matin et l'officialisation de la
venue de Jean-Claude Dassier. Ça a changé beaucoup de choses.
Et l'arrivée avortée de Jean-Pierre Bernès ?
Jean
Pierre, c'est quelqu'un en qui j'ai énormément confiance. Nos relations
vont au-delà du football. C'est quelqu'un de compétent mais sa venue
n'a jamais été une condition pour poursuivre ma fonction d'entraîneur à
l'OM. Il y a eu certainement des erreurs qui ont été commises. De mon
côté également. Mais quand j'ai signé mon contrat, José Anigo était le
directeur sportif. Il l'est et il le reste. José n'a pas de problème
avec moi et je n'ai pas de problème avec lui. Nous savons tous les deux
que vous allez certainement chercher à nous opposer durant toute la
saison mais il n'y a pas de souci. Le président a bien défini
l'organigramme.
Avez-vous envisagé de jeter l'éponge ?
On est à
une semaine de la reprise de l'entraînement donc légitimement, j'ai le
droit de me poser des questions. Lorsque je me suis engagé, il y avait
un organigramme bien en place avec Pape Diouf, Jullien Fournier et José
Anigo. Au bout de quinze jours, tout explose. Permettez-moi de douter
et de me demander où je vais. Mon interrogation était de savoir comment
l'OM allait fonctionner parce que tout est parti en éclats. Ça a duré
quelques jours jusqu'à l'arrivée de Jean-Claude Dassier. Maintenant, à
partir du moment où je prends une décision, je l'assume. Les conditions
sont difficiles mais j'espère qu'elles seront meilleures dans les
prochains jours et dans les prochaines semaines.
" Je n'ai pas la science infuse "
Avez-vous pris du retard dans le recrutement ?
Je
ne sais pas si on a pris du retard mais je peux confirmer qu'on n'a pas
pris d'avance. J'espère que le terrain va reprendre ses droits le plus
rapidement possible et qu'on va parler d'autres choses que de problèmes
extras-sportifs. La prochaine fois qu'on se retrouvera (ndlr : devant
la presse), ce sera peut-être avec un ou plusieurs nouveaux joueurs.
Allez-vous bientôt annoncer un grand nom ?
On ne
fonctionne pas comme ça. J'avais des idées en tête il y a quelques
semaines et je ne vois pas pourquoi je changerais. Je suis toujours
certain que l'OM a besoin de grands joueurs. Je l'ai dit : je préfère
avoir trois grands joueurs plutôt que six ou sept moyens. Tout dépendra
de beaucoup de choses et j'attends de voir quel effectif sera mis à ma
disposition. Mais j'ai des idées très claires depuis un bon moment. Il
faut aussi tenir compte évidemment de l'aspect économique mais là, ce
n'est pas de mon ressort. J'espère que les dirigeants feront en sorte
de me satisfaire au maximum.
Qui est votre priorité ?
Mon
monde de fonctionnement ne va pas vous faire plaisir. Vous ne
m'entendrez jamais dire que tel joueur m'intéresse... Des joueurs sont
sous contrat et il ne faut pas faire n'importe quoi.
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