Le 03/06/2009 - 14h52
Par
SPORTWEEK / Aurélie Beaudouin
Des matches à rebondissements, des fautes enfin sanctionnées, des coaches mis en confiance, des équipes qui se rebellent..., Sportweek vous propose la 2e partie de son Top 10 de la saison 2008/2009.
N°6 : Du grand spectacle...quand même
Certes, notre championnat n'est pas le meilleur du monde et les candidats au Ballon d'Or 2009 ne jouent pas en Ligue 1. Mais on a tout de même vécu quelques grands moments lors de cette saison 2008/2009. Dès l'ouverture du championnat, le 8 août, Rennes et Marseille se quittent sur un match nul 4-4. L'OM, un habitué des matches à rebondissements, puisque les rencontres au Vélodrome face au PSG (2-4 après avoir mené 2-1) et Lorient (2-3 après avoir mené 2-0) resteront dans les annales. Les Bordelais nous ont également offert de jolis moments de suspense : une victoire à Grenoble à 9 contre 11, à Monaco 4-3 après avoir été mené 3-0 à la mi-temps, ou encore à Rennes 3-2 à 10 contre 11. Le match Bordeaux-PSG (4-0), en janvier, fut aussi un véritable régal, avec en point d'orgue le magnifique but de Yoann Gourcuff. On retiendra également la victoire 3-0 de Rennes sur Lyon avec un triplé de Pagis. Le TFC n'ayant gagné que six matches par plus d'un but d'écart, les larges victoires sur Bordeaux (3-0) et Paris (4-1) resteront donc des grands moments.
N° 7 : Les "bouchers" enfin punis
Depuis la trêve hivernale, la FFF a mis en place une commission de visionnage afin de punir a posteriori les joueurs non avertis pendant un match. Ainsi, le Rennais Kader Mangane a été suspendu deux mois pour son tacle sur Jonathan Lacourt, Même sanction pour le Toulousain Cheik Mbengué, coupable d'avoir blessé Alejandro Alonso. Autre joueur puni, Stéphane Sessegnon, suspendu trois matches pour un coup de tête sur Matuidi. Dans un autre genre, Daniel Moreira a écopé de quatre matches de suspension pour des propos injurieux envers Mr. Piccirillo.
Kader Mangane est expulsé après son tacle sur Jonathan Lacourt, victime d'une fracture tibia-péroné-Photo : Panoramic
N° 8 : Eric Gerets
Dans une Ligue 1 habituée aux coaches maniant la langue de bois, Eric Gerets dénotait. L'entraîneur belge, arrivé sur la Canebière en septembre 2007 à la veille d'un match à Liverpool (remporté 1-0), a apporté un style nouveau à notre championnat, aussi bien dans sa communication (un livre reprenant toutes ses phrases cultes a même été édité...) que dans sa tactique, très offensive. Très proche de ses joueurs, qui n'hésitaient pas à se ruer sur lui après un but, le Belge a pourtant décidé de quitter l'OM, pour l'Arabie Saoudite. Il a promis qu'il reviendrait. Les supporters marseillais en rêvent déjà.
N°9 : Peu de changements d'entraineurs
Si l'intersaison qui vient de débuter sera agitée comme jamais sur les bancs de touche, la saison qui vient de s'écouler a plutôt été calme du point de vue des changements d'entraîneurs. Pour une fois, les mauvais résultats d'une équipe n'ont pas conduits automatiquement à un limogeage. A Sochaux, Francis Gilot a été conservé malgré une deuxième saison consécutive très compliquée. Idem à Caen, où le président Fortin a fait confiance à Franck Dumas...ce qui n'a pas empêché la descente en L2. Dans une moindre mesure, Pablo Correa (l'entraîneur en activité depuis le plus longtemps dans le même club de L1) avait présenté sa démission après une défaite à Sochaux, mais elle a été refusée par son président. Au final, seuls quatre clubs ont changé de coach : Le Havre, Nantes, Saint-Etienne et Le Mans (deux fois). Deux d'entre eux sont descendus.
N°10 : Auxerre et Monaco, les folles remontées
Avec huit matches sans victoire (et un seul but marqué) de la 15e à la 22e journée, l'AJ Auxerre semblait le parfait candidat pour la descente, au coeur de l'hiver. Et puis une victoire à Nancy, autre mal en point du moment, a tout relancé. Jelen s'est mis à claquer but sur but et Auxerre n'a plus perdu que quatre matches jusqu'à la fin de saison. A Monaco, on s'est fait peur également. L'effectif cosmopolite et la tactique hésitante de Ricardo a fait plonger les Monégasques jusquà la 14e place mi-janvier. Mais l'ASM s'est reprise, sous l'impulsion de Pino et Park notamment. Sans une cascade de blessures en fin de saison, Monaco aurait pu faire mieux que 11e.
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