Le 05/06/2009 - 15h44
Par
SPORTWEEK / Aurélie Beaudouin
Le PSG, Ben Arfa, Grenoble, Nancy, le flop 10 de la L1 (2e partie)
La déception de Jérémy Clément et Guillaume Hoarau-Photo : Panoramic
Du gâchis du PSG à la déception Ben Arfa, en passant par l'attaque grenobloise et les problèmes de communication, Sportweek vous présente la 2e partie de son Flop 10 de la Ligue 1 version 2008/2009.
N°6 : Le Paris St-Germain15 mars 2009. 28e journée. Le PSG accueille l'OM. En cas de victoire, les Parisiens prennent la tête du championnat. Mais ce clasico sonne le début de la fin pour les hommes de Paul le Guen. Ils s'inclinent 3-1, avant de prendre une volée à Toulouse (4-1). Suivent quatre matches sans défaite qui laissent augurer une possible place sur le podium, en raison de la chute brutale de l'OL. Mais les cinq dernières journées s'avèrent catastrophique, malgré un calendrier ultra-favorable : 4 points sur 15. Le départ annoncé de Paul le Guen a tout chamboulé au sein de l'effectif, qui n'a plus semblé concerné par une qualification européenne. Paris termine 6e avec l'impression d'avoir raté le coche. Même si, après deux saisons galère, l'échec est à relativiser..
N°7 Hatem Ben ArfaArrivé à l'OM pour environ 15 millions d'euros, Hatem Ben Arfa était attendu avec impatience par les supporters marseillais. Sa technique déroutante devait enflammer le Vélodrome et une place de titulaire lui était quasi-acquise. Son début de championnat a répondu aux attentes, avec quatre buts lors des neuf premières journées. Et puis, plus rien, ou presque. Le 26 octobre, face au PSG, il refuse d'entrer en jeu car Eric Gerets avait décidé de le mettre sur le banc. Le jeune homme présente ses excuses, le coach belge lui redonne sa chance, et il marque deux buts dans la foulée. Lors de la deuxième partie de saison, Gerets préfère le faire entrer en deuxième mi-temps, mais il peine toujours à faire basculer les matches et multiplie les mauvais choix. Le public le conspue lors du choc face à l'OL en mai, mais il relève la tête contre Rennes. Hatem Ben Arfa a déçu pour sa première saison, mais à seulement 22 ans, il a tout le temps de se rattraper.
N°8 : Des erreurs de timing dans la communicationAlors que l'OM et le PSG vivaient, pour une fois, tous les deux en même temps une saison conforme à leurs attentes, les deux clubs ont décidé d'annoncer le départ de leur entraîneur avant la fin de saison. La non reconduction de Paul le Guen, annoncée par un communiqué lapidaire du club, a peut-être réjoui certains joueurs (Kezman, Giuly, Makelele...) mais, hasard ou coïncidence, l'élan de l'équipe a totalement été brisé pour la fin de championnat. A Marseille, c'est Eric Gerets qui a annoncé son départ lui-même, et on ne saura jamais si cette annonce a eu des conséquences sur la performances des joueurs, mais le coach aurait sans aucun doute pu attendre la fin de saison. Dans le même temps, la candidature spontanée de Frédéric Antonetti pour entraîner l'OM à quelques jours d'un important Nice-Marseille, ou l'accord entre Antoine Kombouaré et le PSG à quelques heures d'un VA-PSG ont quelque peu jeté le trouble sur la fin de saison. Alors qu'à Bordeaux, on savait dès janvier que Laurent Blanc allait rester...
Grégory Cerdan et les Manceaux ont déçu cette saison-Photo : Panoramic
N°9 : Ils n'ont pas répondu aux attentes
Caen, Saint-Etienne, Le Mans, Nancy. Ces quatre équipes avaient réussi un très bon championnat 2007/2008, alors qu'on ne les attendait pas à ce niveau. Un an plus tard, la chute est brutale. Nancy, tout d'abord, qui avait failli se qualifier pour le tour préliminaire de Liague des Champions, ne s'est sauvé qu'à l'avant-dernière journée. Blessures, problèmes de vestiaire, recrutement raté..., la saison a été décevante et l'intersaison promet d'être agitée. Le Mans, avait fini 9e en 2008. Il s'est sauvé à la dernière journée en 2009, en changeant deux fois d'entraîneur. Les Manceaux étaient encore 9e en décembre, sous l'impulsion d'un excellent Torsten Helstad, avant de plonger petit à petit dans les profondeurs, et perdre quatre fois consécutivement dans le sprint final. Heureusement pour eux que le championnat s'est terminé en mai... Saint-Etienne, européen l'an passé, a raté sa saison, c'est un euphémisme (voir flop numéro 3). Enfin le Stade Malherbe de Caen, 11e la saison passée, était encore 12e en décembre. Mais une série de onze matches sans victoires dans l'hiver a mis fin à tous les espoirs de maintien.
N°10 : Le GF 38 au Stade des Alpes
Pour sa première saison dans l'élite depuis plus de 40 ans, le Grenoble Foot 38 s'est maintenu, sans jamais avoir été inquiété, et c'est bien là l'essentiel. Mais s'il y avait un classement du spectacle, le GF38 aurait été relégué... Avec 9 buts marqués (dont un sur penalty) au Stade des Alpes, les Grenoblois n'ont pas vraiment gâté leurs supporters, qui ont assisté à....sept 0-0 ! Les Isérois finissent la saison avec 24 buts inscrits, le pire total, et de loin, de la saison. Dans ce néant de buts, Nassim Akrour s'en sort bien, avec six réalisations. Malgré le manque de spectacle, le Stade des Alpes possède le 5e taux de remplissage de Ligue 1, avec 85,79% des sièges occupés.
Le magnifique Stade des Alpes n'a pas eu souvent l'occasion de s'enflammer cette saison-Photo : Panoramic
A voir également
Gourcuff, Brandao, le suspense, ..., le top 10 de la L1 (1ère partie)
L'OL, Kezman, Samassa, les Verts..., le flop 10 de la L1 (1ère partie)
Gerets, les bouchers, le spectacle..., le Top 10 de la L1 (2e partie)
>>autres articles
Participez aux tournois de poker SportWeek
Poker : Jusqu'à 1 000$ de bonus
Poker : Gagnez des $ en jouant gratuitement
Soyez le premier à donner votre avis