Le 15/01/2009 - 20h12
Par
SPORT
Raymond Domenech, dans un long entretien qu'il a accordé à Sport pour son numéro du 23 janvier, dont il sera le rédacteur en chef exceptionnel, estime que les terrains couverts et synthétiques sont l'avenir du football.
Raymond, comment faire pour éviter la surcharge du calendrier ?Raymond Domenech : "Il y a une piste qui peut être intéressante, ce sont les terrains synthétiques. Grâce à cela, on pourra coordonner toutes les compétitions. Les pays nordiques ne nous imposeront plus des deuxièmes phases de Coupes d'Europe disputées seulement en mars-avril. On pourra étaler les calendriers en janvier-février. Les terrains synthétiques seront un plus, surtout s'ils sont couverts. Ce serait le bonheur.
Cela ne vous pose aucun cas de conscience. Le football, ça se joue sur du gazon naturel, non ?
Non. Le synthétique change juste un petit peu la donne pour les défenseurs, car si le terrain n'est pas arrosé, ça brûle quand il faut tacler. Les gardiens, eux, sont équipés. On nous dit souvent qu'il faut faire un championnat d'été. Mais si vous commencez en mars et que vous finissez en novembre-décembre, il peut y avoir de la neige ou du brouillard, au moment où se joue le titre. Alors que s'il y a des terrains synthétiques et couverts, on peut finir en novembre. Comme à Amsterdam, par exemple : tu gares ta voiture en dessous du stade et tu viens en chemisette car c'est chauffé, comme si tu venais assister à un spectacle. Est-ce qu'il faut jouer au football quand il fait -10°C ? Je comprends que les spectateurs n'aient pas envie d'aller au match quand il fait froid. Et pour les joueurs, quand arrive la 2e mi-temps, qu'ils se sont refroidis, et qu'il faut recommencer... Rien que d'y penser, j'en ai des frissons. T'as qu'une envie, c'est de rester dans le vestiaire. Le froid, c'est bon pour personne, mais comment peut-on prévoir ? L'an dernier à la même époque, il faisait 10°... Donc plutôt que de se battre sur la façon de faire un calendrier, on devrait construire des stades couverts synthétiques. Aux Pays-Bas, ou à Schalke, il y a même des couverts non synthétiques. Le spectateur est dans de bonnes conditions pour regarder le match, et le joueur est dans les mêmes conditions qu'à n'importe quelle époque de l'année. L'avenir est dans l'amélioration des installations. C'est ce qui est prévu en vue de l'organisation de l'Euro 2016... Il y a effectivement un projet pour les stades, mis en place par Philippe Seguin. Espérons qu'il prévoie de mettre en place des toitures..."Propos recueillis par la rédaction de Sport
Retrouvez cet entretien en intégralité dans Sport et sur sportweek.fr le 23 janvier.
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