Le 19/02/2009 - 19h02
Par
SPORTWEEK / Matthieu Sustrac
Samir Nasri s'est longuement confié à The Independent. L'ancien Marseillais parle de son club de coeur, l'OM, mais aussi de Cantona, de l'épisode du bus avec Henry, de ses relations avec Wenger et même de Golovin...
Fan de l'OM pour l'eternité
"J'étais un grand fan de l'OM et j'ai vu la formidable équipe des années 90 et particulièrement celle qui a gagné la Ligue des Champions 93. Je suis le seul joueur qui est devenu professionnel de mon quartier mais de Marseille et des environs, il y en a beaucoup comme Zinedine Zidane ou Eric Cantona. Nous aimons tous le foot à Marseille et tout le monde y joue. Les gamins jouent dans les rues et c'est très facile d'être repéré comme joueur".
Cantona et les joueurs marseillais
"Ce qui fait des joueurs marseillais des joueurs spéciaux ? Je crois que ce que l'on retient de Cantona, c'est son tempérament et son côté impulsif sur le terrain. Sa technique et son toucher de balle sont la marque de fabrique de Marseille. Ce foot de rue dont je vous parlait donne la technique de base pour le jeu en passe courte".
Arsenal, le choix de Samir
"Ce n'a pas été une décision difficile. J'ai joué 12 ans à Marseille et j'y ai habité pendant 20 ans. J'ai joué aussi longtemps que possible là bas. Arsenal était l'endroit rêvé pour moi. Ils ont un manager qui me connaît bien et donne sa confiance aux jeunes. Si je n'avais pas eu Arsenal, la décision de partir aurait été beaucoup plus dure à prendre".
Arsène Wenger, un modèle bientôt coach des Bleus
"Beaucoup de jeunes joueurs tricolores ressentent la même chose. Ils regardent le boulot d'Arsène avec les jeunes et ce qu'il en a fait. Pour les Français, Arsenal est le club à rejoindre. On admire son travail ici et tous les entraîneurs de France pensent qu'il est un modèle à suivre. Beaucoup de Français espèrent qu'il dirigera un jour l'équipe nationale".
La place d'Henry dans le bus des Bleus
"On a fait tout un fromage pour pas grand chose. Les gens ont dit que je montrais un manque respect pour Thierry Henry. Tout simplement, quand j'ai débuté avec les Bleus, il n'était pas là pour une blessure au dos et j'ai pris une place dans le bus. A son retour, il s'est avéré que c'était là où lui s'asseyait d'habitude. Dès que j'ai découvert cela, je me suis levé et je l'ai laissé s'asseoir. Peut être que les gens cherchaient une excuse car on a été mauvais à l'Euro. Je ne crois pas que c'est du au fait que je me suis mis à la place de Thierry Henry..."
Gallas et Nasri, une engueulade passagère
"Nous avons eu des mots pendant l'Euro mais c'était durant un entraînement. Pour moi, l'incident a été oublié immédiatement. Depuis que je suis à Arsenal, il n'y a pas de problème. Ce genre de truc arrive à l'entraînement, on n'était pas d'accord et cela en reste là. On en a reparlé le soir même à l'hôtel et l'incident était terminé. Je ne sais pas pourquoi on en a tellement reparlé".
Samir Nasri et Tatiana Golovin
"Tatiana est blessée en ce moment donc elle est à la maison en permanence. Au début, notre relation a fait du bruit dans les journaux mais cela s'est calmé. Personne ne m'en parle ici. On est vraiment au calme. Quand j'étais à Marseille, les fans ne s'arrêtaient jamais de vouloir vous parler, surtout quand cela n'allait pas. Ils voulaient savoir ce qui vous arrivait. Ici les gens sont plus calmes et ont plus de respect".
L'avenir d'Arsenal
"Arsenal aime jouer et c'est donc plus facile quand on joue une équipe comme Manchester United. Il y a plus d'espaces à exploiter. [...] Nous ne manquons pas d'un milieu axial. Ceux qui nous manquent, ce sont les blessés. Quand ils vont revenir, on verra une autre équipe d'Arsenal. L'expérience viendra en jouant ensemble. [...] Arshavin va aussi nous donner un peu du pouvoir de pénétration qui nous a aussi manqué récemment".
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