Le 23/08/2008 - 09h53
Par
SPORT / Alexandre Herbinet
Guillaume Gille : "Aller conquérir cette médaille d'or"
SportWeek
Fier et resplendissant de joie après la victoire face aux Croates, l'arrière tricolore ne veut pourtant pas faire des Bleus les grands favoris de la finale. Même s'ils le seront dans les faits.
La médaille est assurée...Guillaume Gille : "C'est juste, c'est un bon constat. Mais on n'est pas là en train de se dire qu'on a une médaille assurée. On se dit qu'on vient de passer ce cap des demi-finales contre un adversaire de très haut calibre, le tenant du titre olympique, une équipe qui a l'habitude de ces moments-là, qui a encore été présente et nous a posé des difficultés.
Sur la fin, la clef du match est-elle votre défense ?Oui, entre autres. Je me rappelle de ces minutes passées en défense sans prendre de but, sur la fin, et qui sont certainement une des clefs du match pour le faire basculer dans notre sens et nous donner les munitions pour marquer des buts en attaque. On est arrivé à prendre le pas en défense sur ces dix dernières minutes. Mais je me souviens aussi de quelques buts venus d'ailleurs en attaque, sur des kung-fu
(passes lobées, ndlr) jetés à l'autre bout de la Terre et rattrapés en haute altitude par deux de mes confrères, Luc et Daniel
(Abalo et Narcisse, ndlr) et ces buts-là font aussi partie de cette réussite dont tu as besoin quand tu veux passer dans un match comme ça.
Ça vous fait quoi d'être en finale olympique ?C'est excellent parce que ça vient concrétiser beaucoup d'efforts et beaucoup de sacrifices.
Cette génération n'avait pas encore de médaille olympique, elle en récoltera une quoi qu'il arrive. Mais seul l'or compte désormais, non ?Je n'ai jamais eu l'occasion d'être deuxième dans une compétition. Je connais juste le visage des vaincus dans une compétition et je sais que malgré tout le beau parcours qu'on peut faire, c'est jamais sympa de perdre le dernier match d'une compétition. Même si on repart avec une belle médaille. Dimanche on n'aura tous qu'une envie : aller conquérir cette médaille d'or.
Vous n'avez pas encore perdu. Vous sentez-vous un peu invincibles dans ce tournoi olympique ?Il n'y a pas de parcours idéal pour arriver en finale d'un tournoi comme celui-ci. Il faut juste y être. Bien sûr qu'on utilise ce qui a été fait depuis quinze jours. On capitalise là-dessus. Mais une finale reste un match tellement ouvert, où les trajectoires et les matches précédents de la compétition importent peu. Une finale, c'est toujours du 50-50 et si on veut repartir avec la belle breloque, il faudra revenir sur le terrain avec ce même esprit de conquête. Il n'y a que comme ça qu'on pourra aller la chercher."
De notre envoyé spécial à Pékin, Alexandre Herbinet
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