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Le Journal des Bleus : Ça, c'est du sport...
De l'intensité, du suspense, des chocs violents, des athlètes de feu. La boxe ? Non. Une demi-finale de hand France-Croatie. Un spectacle fabuleux. Avec des Bleus en route pour l'or. Le handball est un sport rigolo. Loin, très loin d'un petit jeu de baballe sans saveur. Le hand en live, au plus haut niveau international, c'est du catch avec un petit ballon, histoire d'avoir un but et de ne pas juste se rentrer dedans pour le plaisir. Même du haut des tribunes, on entend la violence des chocs. Poc ! Pam ! Pim ! On se jette, on se rentre dedans, on se met des gnons. Parfois, l'arbitre siffle une faute, d'autre fois non. Et la plupart du temps, on se demande bien pourquoi il intervient plus sur cet acte de brutalité que sur un autre. Le hand... un vrai carnage. Mais aussi un spectacle fabuleux. Génial à voir, à vous ronger les ongles jusqu'au bout de la nuit. Surtout avec une équipe de France lancée sur la voie royale, victorieuse de la Croatie (25-23) et en finale olympique pour la première fois de son histoire. Les "Barjots" étaient revenus bronzés de Barcelone. Les "Experts" sont à une marche de quitter Pékin dorés. Et qu'est-ce que ce serait mérité... Du grand spectacle, donc. Avec tout les ingrédients du thriller. Un public de feu - une des meilleures ambiances observées jusque-là sans le moindre athlète chinois en scène -, du suspense, de l'intensité, de l'émotion. Un vrai grand huit. En trois minutes, la tête passe des étoiles au fond du sac. Et rebelote. Encore. Et encore. On tremble, on souffre, on se lève, on trépigne, on s'emballe, on devient chauvin, on vit le truc avec nos Bleus. Puis on entend le coin tricolore entonner le célèbre "On est en finale ! On est en finale !" et c'est la délivrance. Du grand spectacle, donc, car ces grands gaillards sont des champions fabuleux. Un jump de folie, un timing parfait, une vision du jeu d'exception - avez-vous vu ces passes lobées pour Abalo ou Narcisse façon basket, appelées kung-fu en hand ? Du grand art, à consommer sans modération - et toujours cette notion du collectif, cette envie de réaliser le geste de plus pour le copain, cette façon de sacrifier son corps pour le bien des troupes. La preuve avec l'histoire de Jérôme Fernandez : l'arrière de Barcelone, victime d'une fracture de la main droite au premier tour lors d'un succès face aux... Croates, aurait dû quitter ses potes. La règlement olympique veut en effet que dans un tel cas, l'athlète blessé ne puisse plus loger au village ni pénétrer dans les vestiaires et rende son accréditation. Par un tour de passe-passe, et surtout grâce à la volonté des autres Bleus, Jérôme a poursuivi l'aventure dans l'intimité tricolore. Des amis, des vrais, puisqu'on vous le dit. On vous aime, messieurs les "Experts" ! Reste à toucher le Graal ce dimanche, en une magnifique conclusion de Jeux où l'or n'a pas trop souri à la délégation tricolore. Tout est réuni pour. Y'a plus qu'à... Une certitude : pour rien au monde nous ne manquerons l'événement. Car ça, c'est du sport ! Dans toute la noblesse du terme. De notre envoyé spécial à Pékin, Alexandre Herbinet plus d'infos
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