Sourire XXL sur le visage, les yeux ailleurs, comme perdu dans son bonheur, l'arrière-ailier droit des Bleus savoure à fond le premier titre olympique du hand français.
Qu'est-ce que ça fait d'avoir une médaille d'or olympique autour du cou ? Luc Abalo : "Ça fait plaisir. C'est dur à exprimer avec des mots en fait. C'est l'aboutissement d'une carrière pour certains, le début d'une carrière pour d'autres. Voilà quoi...
Quels images retiendrez-vous des minutes qui ont suivi le coup de sifflet final ? Je retiendrai la soirée qu'on va passer là. Pour l'instant, elle ne fait que commencer donc je n'ai pas encore d'images précises. Je vais prendre le temps de digérer tout ça et après on en reparlera...
Réalisez-vous l'ampleur de la performance ? Bien sûr, on réalise. Moi en tout cas je réalise. On est très heureux. Ça a été long, on est en stage depuis le 23 juin, il y a eu des matches amicaux, des entraînements difficiles et quand on finit avec une médaille d'or, on est content de tous ces efforts et de tout le travail qu'on a fourni avant pour y arriver.
Vous avez semblé vous balader au cours de cette finale. On savait avant le match qu'on était les présumés favoris sur cette finale. Mais si l'équipe d'Islande est arrivée jusque-là, ce n'est pas pour rien. Ça veut dire qu'ils développent un bon jeu. Ils sont imprévisibles donc le but pour nous c'était de bien commencer le match en défense et quand on a commencé à prendre l'avantage, la difficulté c'était de rester en tête jusqu'au bout. Il y a eu un temps faible au bout d'un moment, ils ont commencé à revenir donc une fois le match terminé il y avait un vrai soulagement. Car la crainte c'était qu'ils remontent, qu'ils reviennent au score et que le match devienne difficile."
De notre envoyé spécial à Pékin, Alexandre Herbinet