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Le Journal des Bleus : Borot et "la justice divine"... Gentil fait son show
Les chances de médailles françaises s'amenuisent toujours dans la dernière semaine des Jeux. Mais il reste notamment le taekwondo. Avec des champions au caractère bien affirmé. Ambiance un brin irréelle mardi soir au centre de presse principal. La raison ? La conférence de presse française du taekwondo, du pentathlon moderne et des médaillés de la voile. Rien de spécial pour la voile. Peu connus, heureux de partager leur bonheur, Nicolas Charbonnier, Olivier Bausset (470 pour ces deux) et Guillaume Florent (Finn) rayonnent. Nicolas nous explique la signification de sa discipline, le 470 : "Ben ce sont des bateaux qui font... 4,70 mètres". L'implacable logique de la voile. Les trois médaillés racontent aussi leurs aventures à Qingdao, la ville hôte des épreuves de voile, située à 690 kilomètres de Pékin. "C'est vrai qu'on a l'impression de ne pas être totalement dans l'ambiance des Jeux, explique Charbonnier. On va retourner là-bas encourager les derniers Français en lice mais dès qu'on a fini, on revient sur Pékin pour en profiter un peu." Ils n'attendront pas si longtemps et se retrouveront dès le soir même au mythique China Doll. La célèbre boîte de nuit pékinoise, lieu de toutes les rencontres avec des athlètes - Manaudou y passera encore une belle soirée... -, où la délégation française continue de battre le pavé de la piste de danse, sera aussi le cadre d'une scène vue et revue et qui commence à perdre de son originalité : Pascal Gentil, double médaillé de bronze olympique en taekwondo et star cathodique à ses heures perdues - remember La Première Compagnie sur TF1 -, en train de faire le show debout sur le bar. Impressionnant. Mais un peu lassant à force. Le garçon dansera une grosse partie de la nuit. De quoi s'interroger sur ce qu'il nous déclarait quelques heures plus tôt : "Je suis là comme consultant pour la télévision et comme remplaçant pour soutenir Mickaël (Borot, sélectionné à la place de Gentil, forfait sur blessure, ndlr) en lui servant de sparring-partner." Eh ben il va être bien frais, le compagnon d'entraînement... Avec son envie permanente d'être le centre d'attention, Pascal en devient parfois comique. Dans le mauvais sens du terme. Il est Gentil, Pascal, mais bon... La preuve avec la conférence de presse. Il vient dire une bêtise au micro à l'arrivée des athlètes en compétition. Il serre la main de Borot lorsque celui-ci se plie au jeu des interviews. Il parle au moindre micro tendu, avec une drôle de façon d'encourager son " pote Micka ", pourtant à quelques mètres de lui : "Si on m'avait laissé trois-quatre jours de plus avant de prendre la décision, on pouvait prendre le risque de me sélectionner. Je pouvais le faire." Merci pour les encouragements, Pascal... Quelques minutes plus tard, devant une poignées de journalistes sans personne à interviewer, Gentil lancera un désormais mythique: "Vous voulez un cours de tecktonik ?" Non merci, ça ira. Un village olympique désert Borot, lui, reste serein. Persuadé d'avoir mérité sa sélection par ses résultats ces quatre dernières années - il a raison -, le garçon semble habité d'une force mystique qui pourrait le mener vers l'or olympique, malgré un tirage qui lui a réservé d'entrée le champion du monde en titre, le Malien Daba Modibo Keïta. "Je crois au destin, lance Mickaël. Il y a la justice des hommes et la justice divine." Que les dieux du taekwondo l'entendent... La joviale Gwladys Epangue, capable de tout dans la catégorie des - 67 kg, balade sa joie de vivre en bandoulière : "Je suis trop contente d'être là, je mesure ma chance de participer aux Jeux. Tant que je suis satisfaite de ma performance, je serai contente de moi. Après, si la médaille est là, c'est au top. La pression ? J'essaye de m'en faire une amie." Avec un avantage indéniable sur les Jeux de 2004 : "Cette fois, je ne suis pas au régime pour atteindre mon poids de forme, je peux manger normalement. Au self du village, je ne passe plus pour la fille qui mange deux haricots et boit de l'eau !" Avant de quitter les médias, elle lance un message fort, preuve d'une rage de vaincre énorme et d'une volonté sans faille de prendre sa revanche sur son échec à Athènes : "Je peux perdre dès le premier tour, c'est possible. Mais si ça arrive, je suis sûre d'une chose, c'est que mon adversaire ne repartira pas en un seul morceau." Go get them, Gwladys ! La conférence se termine par le pentathlon moderne. Peu habitués au cirque médiatique, les touche-à-tout du sport français n'arrivent pas à masquer leur timidité. La "star" Amélie Cazé, double championne du monde en titre et très sympathique professeur d'EPS - "J'étais au collège Rabelais à Saint-Maur-des-Fossés cette année (Val-de-Marne, ndlr), ça va, ils ne m'ont pas trop embêté, c'est loin d'être des établissements difficiles" - , semble bien plus à l'aise que les autres et affiche ses ambitions : "Je me sens bien, je suis sereine, je peux faire quelque chose. Mais c'est du sport, tout peut arriver." En effet Amélie. On le voit bien avec les champions attendus de la délégation française... Avant de s'éclipser après avoir claqué la bise à l'ancienne nageuse championne du monde et vice-championne olympique Roxana Maracineanu, Cazé nous livre une confidence marrante, nouvelle preuve de la grosse présence des athlètes tricolores ayant terminé les Jeux dans les boîtes de nuit pékinoises : "Le village olympique est très sympa. En plus, quand on est dans un bâtiment où il y a beaucoup de gens qui ont fini la compétition, on peut dormir tranquille, le soir il n'y a plus personne." Pas au China Doll... De notre envoyé spécial à Pékin, Alexandre Herbinet commentaires
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