Sportweek by Sport

Football
Rugby
Tennis
F1
Sports d’hiver
+ de sports
People
Glamour
Insolite
Turf
Jobs

sportweek.fr > Sports > + de sports > Pékin 2008

Pékin 2008

Le 11/07/2008 - 07h00
Par SPORT / Gérald Mathieu

  • noter cet article :
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Envoyer à un ami
  • Publier sur votre blog
  • Commenter
  • Imprimer

Le jour le plus long de Tony Estanguet

SportWeek

SportWeek

A un mois de son jour J olympique, Tony Estanguet connaît déjà sur le bout des pagaies son emploi du temps du 12 août. Plongée au coeur d'une journée qui pourrait faire date.

Tony Estanguet a rendez-vous avec l'Histoire. En remportant le 12 août prochain le titre olympique de slalom C1 pour la troisième fois d'affilée, le Palois ferait définitivement son entrée au panthéon individuel du sport tricolore. Pour décrocher ce Graal, le porte-drapeau de l'équipe de France olympique n'a négligé aucun détail depuis onze mois. Et après six reconnaissances d'une quinzaine de jours, chacune effectuées sur le bassin de Shunyi, il connaît déjà son emploi du temps de ce jour qui deviendra, peut-être, celui de la gloire.

8 h. " Par tradition, les épreuves ont lieu le matin. Là, pour la première fois et sans que l'on sache vraiment pourquoi, les horaires ont été décalés à l'après-midi. Alors, plutôt que de me lever dès 7 heures comme une pile, cette fois-ci, je me réveillerai vers 8 heures. Avec toute la matinée pour monter en puissance. Mon premier réflexe, c'est d'ouvrir les rideaux et de mettre le nez à la fenêtre pour regarder le temps et prendre la température. "

9 h. " C'est l'heure du petit déjeuner,
si possible à la française, avec du thé, des jus de fruits et quelques tartines
de pain avec de la confiture. à ce moment-là, je suis déjà dans ma course. J'essaye de croiser un minimum de personnes, de rester
seul et de m'isoler dans ma bulle. "

9 h 30. " Retour à la chambre d'hôtel. Comme je serai moins speed que d'habitude, j'écouterai certainement un peu de musique. Je commencerai également à réveiller toutes les parties de mon corps, surtout les jambes. On a tendance à l'oublier, mais les jambes sont capitales car elles transmettent toutes les sensations et transfèrent
la force générée par les bras. "

10 h. " Direction le site de compétition. à mon arrivée, vingt-cinq minutes d'échauffement sur l'eau. L'idée générale est de commencer
à trouver les sensations, à monter progressivement en appuis et à faire mes gammes techniques pour que
mon corps soit, ensuite, complètement disponible pour la course. Dès
les premiers coups de pagaies, je sais si la compétition s'annonce facile
ou compliquée. Puis, je descendrai
le parcours à pied, du départ
à l'arrivée, histoire de bien imaginer toutes les trajectoires. "

11 h. " Retour à l'hôtel. Là, je me remets à l'écart. Pour me rassurer et continuer à bien me mettre dans la course, je me repasse les images vidéo de mes entraînements les mieux réussis et les plus aboutis. "

11 h 30. " Dernière pause. Pendant
une demi-heure maximum, je me réfugie dans la musique et les
bouquins pour chasser la course
et les Jeux olympiques de mon esprit. C'est un moyen de me protéger.
à midi, déjeuner light à base de féculents, de pâtes et de viande
blanche grillée. "

13 h. " Je pars pour le bassin olympique. Une fois sur place, je suis mon protocole habituel de course. D'abord, je refais le parcours à pied. Ensuite, échauffement sur l'eau. Pendant une demi-heure, je prépare mon corps à l'effort intense qui m'attend. Puis, étirements, sans oublier de m'hydrater. Je m'efforcerai de bien rester à l'ombre, car, l'an
passé, lors du test olympique, j'avais vraiment souffert de la chaleur. Pour faire baisser la température de mon corps, je serai même équipé d'un gilet réfrigérant. "

14 h. " La course est lancée. Comme il n'y a qu'une quinzaine d'engagés
aux J.O., contre près de 70 aux Mondiaux, je n'aurai la possibilité de voir qu'un seul voire deux engagés. A 12-13 minutes du départ, j'embarque. Le palpitant s'affole. La pression
monte. Là, on se sent comme coincé. Jusqu'au départ, j'essaye de me libérer. Puis, c'est la montée sur le tapis roulant qui doit me conduire en trois minutes au cratère de départ. Je suis seul, passif, face à mon destin. J'essaye de maîtriser mon coeur à travers ma respiration. "

15 h. "A deux minutes du départ, je reste concentré sur mes premiers appuis que je ne dois pas rater. Je serai également face au panneau des résultats et je dois avouer que je ne sais pas trop comment je vais gérer ça... Enfin, c'est l'heure du grand départ. à Pékin, la course sera très aléatoire car le bassin de Shunyi est très difficile à maîtriser et les mouvements d'eau sont plus puissants qu'ailleurs. Je pense que la victoire se jouera entre Martikan, Lorence, Bell, Jezek et moi. Et je ne serai pas étonné qu'il y ait une surprise... "

Propos recueillis par Gérald Mathieu

ITINERAIRE
Né le 6 mai 1978 à Pau (64)
1,86 m - 75 kg
Spécialité : Slalom C1 en
canoë monoplace
Club : CU Pau Pyrénées
Eaux-Vives
Palmarès : Champion
olympique 2000 et 2004 ;
champion du monde 2006 ;
vainqueur de la Coupe du
monde 2003 et 2004 ;
champion d'Europe 2000 et
2006 ; champion de France
1997, 1999, 2000, 2003, 2004,
2006 et 2007.
Tournoi olympique :
Mardi 12 août,
finale à 15 h (en France).

VOS COMMENTAIRES

Soyez le premier à donner votre avis

Ajouter un commentaire



 

Sport

Football
Ligue 1
Ligue 2
Coupe de France
Coupe de la Ligue
Etranger
Allemagne
Angleterre
Espagne
Italie
Ligue des champions
Coupe de l'UEFA
Les Bleus
Mondial 2010
Transferts
Rugby
Top 14
Pro D2
Coupe d'Europe
XV de France
 
Tennis
 
F1
Classement pilotes
Classement constructeurs
 
Sports d'hiver
+ de sports
Athlétisme
Auto-moto
Basket
Cyclisme
Golf
Natation
Sports US
Autres sports
Insolite
 
Bien-être
 
Glamour
 
Sports et loisirs
 
Partenaires