Le 07/08/2008 - 18h12
Par
SPORT
Tony Estanguet : "Vivre à fond ce moment privilégié"
SportWeek
Le porte-drapeau de l'équipe de France, Tony Estanguet, vise un troisième titre de champion olympique en canoë monoplace à Pékin, où il entend d'abord profiter pleinement de l'expérience olympique.
Vous êtes le porte-drapeau français. Comment vous sentez-vous à quelques heures de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques 2008 ?Tony Estanguet : " Ça va, même si je n'ai pas trop de références vu que ce sera la première fois pour moi. Le jour de ma nomination ça a été animé, car ça correspondait au passage de la flamme en France, mais depuis ça se passe plutôt bien.
Vous allés devoir gérer la cérémonie le vendredi 8 août et quelques jours plus tard (11 et 12) ce sera votre entrée dans la compétition. Vous n'avez-pas peur de vous épuiser ?Ca se télescope un peu.
J'ai bien conscience que ce sera contraignant mais comme beaucoup de choses dans la vie il y a du pour et du contre. Je sens que j'ai quelque chose à gagner dans ma vie de jouer ce rôle de porte-drapeau. Si on est tous dans cette histoire, c'est qu'on aime vivre des choses à part. J'ai envie de vivre à fond ce moment privilégié.
Comment sentez-vous ce groupe France ?Je
pense que tout se passe bien. Je suis arrivé au village olympique le 27
juillet dès les premiers jours et on a vite compris que ces Jeux se
passaient plutôt bien. L'accueil, le village, l'organisation sont
excellents. J'ai croisé un certain nombre d'athlètes français et ils
sont très motivés !
Après la cérémonie, vous allez devoir vous concentrer sur votre objectif : devenir champion olympique ! Dès le lendemain matin, il faudra que je réussisse à laisser monter en moi ce côté un peu animal et à me concentrer pour que le 12 au matin, il n'y ait plus qu'une chose qui compte : ma course.
Vous pouvez devenir le premier athlète français de l'histoire à être sacré
champion olympique pour la troisième fois consécutivement... C'est un beau défi sportif...Je ne veux pas parler de pari mais de
plaisir. Je veux vivre de grands Jeux tout en
prenant un maximum de plaisir dans ma navigation.
Ressentez-vous une plus grande pression ?Ce sera mon moteur. A trente secondes de mon départ, je veux pouvoir jeter un oeil dans les
tribunes pour me souvenir, raconter à mes proches et pouvoir me repasser les
images en boucle."
Propos recueillis par Alexandre Herbinet, envoyé spécial à Pékin
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