Le 17/08/2009 - 15h35
Par
SPORTWEEK / Matthieu Payen
Le CSBJ est confronté à la pire crise de son histoire. Problèmes financiers, échec sportif... et peut-être une fusion contre nature.
Des défaites, Bourgoin en a vécues de nombreuses ces dernières saisons. Mais celle de samedi face à Clermont (28-37) est de loin la plus cruelle. Les problèmes financiers du club se sont affichés au grand jour, empêchant sur ordre de la DNACG de faire jouer 14 joueurs de l'effectif, fraîchement recrutés ou en cours de reconduction de contrat. Le score final importe peu, mais il est probable que le club ne se relève pas, ou du moins pas dans les conditions actuelles.
Déjà, un repreneur est sur les rangs. Il s'agit d'Olivier Giron, président de GL Events et actionnaire majoritaire du LOU, le rival lyonnais. Le chef d'entreprise souhaite depuis quelques années fusionner les deux clubs et l'état actuel des finances berjalliennes remet le projet sur le devant de la scène.
Le Dauphiné Libéré évoque une possible délocalisation des matches vers le stade Gerland et Michel Couturas, ancien entraîneur berjallien s'enthousiasme : "Bourgoin est un village, il faut s'ouvrir sur Lyon. C'était mon rêve absolu dans les années 90. À ce moment-là, la fusion aurait davantage profité au CSBJ que maintenant. Un grand club régional, c'est une chance." Les vrais perdants dans cette affaire sont les supporters coincés entre le désir de voir leur club gagner à nouveau et la crainte de voir leurs héros partir sous de nouveaux horizons.
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