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Top 14

Le 27/05/2009 - 14h12
Par SPORTWEEK / Nicolas Couet

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Cristophe Dominici : "J'espère que le public sera sang et or"

Christophe Dominici-Photo : S.Duriez/Panoramic

Christophe Dominici-Photo : S.Duriez/Panoramic

Le Stade Français s'est retrouvé à Dieppe pour préparer sa demi-finale face à Perpignan. Malgré une saison mitigée, Christophe Dominici espère que son équipe fera face aux éléments contraires pour s'inviter en finale.

Christophe Dominici, sur quel secteur de jeu avez-vous travaillé lors de votre première semaine de préparation à Dieppe ?
A part une fois en Coupe d'Europe, ce sont des détails qui nous ont fait lâcher des matchs par moment. Si on regarde tous nos matchs importants, on a été lâché sur des petits détails. On a manqué de concentration et de discipline. Est-ce qu'on n'a pas mis de vie ? Est-ce que l'équipe passe moins de temps ensemble parce qu'on n'a pas d'infrastructures ? L'initiative des joueurs a été de se resserrer, de se retrouver. Ça a été bénéfique. On a peaufiné certains secteurs et des détails pour voir comment être plus disciplinés sur ces matchs importants.

Comment avez-vous vécu les nombreuses absences au cours de la saison ?
On n'est pas trop équilibré par moment. Quand on a des blessés dans certains secteurs, on est limite. Tout au long de la saison, on eu pas mal de blessures et des joueurs sélectionnés qu'il a fallu reposer par la suite. On sait que dans les équipes qui ont beaucoup de joueurs sélectionnés, ce n'est pas facile de garder une cohésion. Les équipes qui n'ont pas beaucoup d'internationaux peuvent travailler dans la continuité et sont performantes sur cette fin de saison, comme Clermont et Perpignan. A nous de retrouver cet état d'esprit.

La charnière a été particulièrement touchée cette année...
L'an dernier, on a eu beaucoup de blessés aussi. Toutes les équipes ont eu leur lot de blessures et s'en sont plutôt bien sorties. En début de championnat, tout le monde était frais et disponible. Avant l'échec contre Toulouse, tout allait bien. Après, on a eu un peu de mal avec la tournée de novembre et le Tournoi.

D'autant que l'arrivée d'Agustin Pichot a été éphémère. Est-ce un regret pour vous ?
On avait tenté un coup de poker. La blessure fait que ça n'a pas fonctionné. Je pense à lui car il voulait terminer de la plus belle des manières. Je pense aussi au groupe parce qu'il aurait pu amener beaucoup. Il faut qu'on s'adapte. On est critiqué, jugé, ce que l'on a certainement mérité. A nous de prouver sur deux matchs qu'on est vraiment l'équipe qu'on prétend être et qu'on peut être champion de France.

" Si on gomme tout ça, pourquoi pas ? "

Le fait d'avoir gagné à Perpignan en phase régulière vous offre-t-il un avantage psychologique ?
Il y a des matchs qu'on aurait dû gagner et qu'on a perdus, d'autres qu'on aurait dû perdre et qu'on a gagnés. Ça se joue à pas grand-chose. Je ne sais pas si aujourd'hui, ça peut faire quelque chose. Perpignan est la meilleure dynamique possible, elle joue le quatrième. Le stade sera sang et or à Lyon. Dans l'adversité, les équipes du Stade Français ont toujours su réagir.

Malgré les lacunes affichées lors de la saison, le Stade Français peut-il s'imposer face à l'USAP ?
On sait que l'efficacité et les défenses font la différence sur les matchs importants. On n'a pas la meilleure défense, on est indiscipliné, on est l'équipe qui a été la plus sanctionnée et on a une réussite de 68% au pied. Normalement, c'est compliqué en match éliminatoire. Si on a réussi à gommer ces choses là en quinze jours, pourquoi pas ?

Quelles seront les clés du match ?
Il y aura beaucoup de choses : la conquête, la défense, l'occupation du terrain et l'efficacité. Quand on est dans le camp adverse, il faut marquer des points, c'est tout. J'espère que Beauxis aura récupéré de sa blessure, j'espère qu'Hernandez, que Bastareaud, que la première ligne et que les 23 qui seront là seront super concernés. C'est dans l'adversité qu'on révèle les grands hommes. J'espère que le public sera sang et or et j'espère qu'ils seront nombreux.

Malgré votre quatrième place, les pronostics sont partagés. Expliquez-vous cela par l'expérience parisienne dans les grands matchs ?
Je ne crois pas. En 1998, qui croyait que la France irait en finale ? Personne. Qui pensait qu'on allait battre les Blacks ? Personne. C'est du 50-50. C'est un match éliminatoire. Les gens qui connaissent le rugby disent qu'un match éliminatoire, c'est du 50-50. Si le groupe, le club, les entraîneurs y mettent 1% de plus que l'équipe adverse, on sait où va aller le match. C'est entre nous. Ce qu'il y a à l'extérieur, les médias, les journalistes, ce n'est pas important.

Propos recueillis par Nicolas Couet

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